BFMTV

Arc de Triomphe: des centaines de milliers d'euros de dégâts

Des agents d'entretien nettoient les graffitis sur l'Arc de Triomphe, le dimanche 2 décembre.

Des agents d'entretien nettoient les graffitis sur l'Arc de Triomphe, le dimanche 2 décembre. - Geoffroy Van Der Hasselt - AFP

En plus des graffitis sur les murs extérieurs, des salles d'exposition ont été dégradées et des oeuvres détruites.

C'est l'un des symboles des violences qui ont émaillées la troisième journée de mobilisation des gilets jaunes samedi. L'Arc de Triomphe, datant du début du XIXe siècle, a été vandalisé. Dimanche, Philippe Bélaval, président du Centre des monuments Nationaux, annonce au Figaro que "les dégâts représentent plusieurs centaines de milliers d'euros, voire un million".

Philippe Bélaval précise au quotidien "qu'au-delà des tags sur les murs, l'intérieur est dévasté". Il détaille la liste des éléments endommagés:

"Il y a eu un pillage méthodique des salles d'expositions, des statues, de la boutique, des toilettes. Les escaliers sont couverts de graffitis. Une maquette en plâtre des années 30 a été réduite en miette. Toutes les parois en verre sont brisées, les écrans sont crevés. Le buste en marbre de Napoléon a été décapité, le moulage de la Victoire, issu d'un haut de relief monument en pierre sculpté par François Rude, a été détruit."

Plusieurs prélèvements ADN

D'après la vidéosurveillance, environ dix individus ont réussi à s'introduire dans le monument historique lors de la manifestation. Les enquêteurs ont depuis récolté des prélèvements ADN.

Depuis dimanche matin, des agents d'entretien de la ville de Paris s'activent pour nettoyer les graffitis, parmi lesquels on peut lire "Les gilets jaunes triompheront", "Fin de régime", "Renverser la bourgeoisie". Le monument, l'un des plus visités de la capitale, restera fermé ces prochains jours.

E. P