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Alpinisme: le préfet restreint l'accès au Mont-Blanc

Le sommet du Mont-Blanc

Le sommet du Mont-Blanc - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Par cet arrêté, le préfet espère réduire le nombre de personnes non préparées qui gravissent le massif, très largement surfréquenté. Chaque année, plusieurs alpinistes meurent lors de leur ascension du plus haut sommet d'Europe.

Le préfet de Haute-Savoie a pris vendredi un arrêté restreignant pour huit jours, à partir du 14 juillet, l'accès au sommet du Mont-Blanc par l'itinéraire classique de l'Aiguille du Goûter, en raison de sa surfréquentation.

Dans un communiqué, la préfecture explique que cet arrêté, qui prend effet samedi, résulte "du dépassement récurrent et significatif de la capacité d'accueil du refuge du Goûter" et "des risques graves d'atteinte à l'ordre public", en termes de sécurité, de salubrité et de tranquillité, "induits par cette surfréquentation".

"L'accès au sommet du Mont-Blanc via cet itinéraire, au-delà du Glacier de Tête-Rousse, n'est autorisé qu'aux seules personnes justifiant d'une réservation au refuge du Goûter, pour s'assurer qu'ils disposent bien d'une solution d'hébergement nocturne dûment identifiée sur l'itinéraire".

Nombre de morts en hausse, 14 l'été dernier

L'été dernier, 14 personnes sont mortes (contre 9 en 2016) et deux sont portées disparues sur les voies d'accès au Mont-Blanc.

Face à cette succession de décès, souvent liés à des imprudences ou une inexpérience de la haute montagne, le maire de Saint-Gervais Jean-Marc Peillex avait pris un arrêté municipal en août 2017, obligeant tout alpiniste empruntant cet itinéraire, dit "voie royale", par le Goûter, à être suffisamment équipé - la liste du matériel obligatoire était fournie en annexe. 

"L'application de cet arrêté ne fait pas obstacle à l'accueil au refuge du Goûter de personnes se présentant sans réservation dans un état de détresse, justifiant un accueil au titre du principe de solidarité en montagne", précise-t-elle. 

L'édile souhaitait ainsi "taper sur les doigts" des "têtes brûlées" face au "refus d'entendre les messages de prévention".

L.D., avec AFP