BFMTV

Alors que le pic de pollution monte, les députés écolos légifèrent

Paris sera encore victime d'un pic de pollution mercredi (photo illustration).

Paris sera encore victime d'un pic de pollution mercredi (photo illustration). - Bertrand Guay - AFP

Alors que le pic de pollution devrait se prolonger mercredi, les sénateurs écologistes déposent une proposition de loi sur la pollution de l'air.

Le pic de pollution qui intoxique Paris depuis lundi n'est pas prêt de prendre fin. Il devrait même se maintenir mercredi, si l'on en croit les prévisions d'Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France.

Le niveau d'information (pollution dépassant 50 microgrammes de poussières en suspension par mètre cube en moyenne sur la journée) a été frôlé lundi et pourrait bien être dépassé mardi, avec une atmosphère "plus chargée" encore que la veille. Les particules en suspension, appelée PM10, représentent l'une des principales sources de pollution de l'air. Ce sont elles qui affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire et ont été déclarées cancérigènes par l'Organisation mondiale de la santé.

Réduire l'activité physique et différer les déplacements

En période de pic, les pouvoirs publics recommandent aux populations les plus sensibles de réduire leurs activités physiques, en plein air comme en intérieur. La préfecture de police invite également les conducteurs à différer leurs déplacements, contourner l'agglomération et pour le trafic de transit, à réduire leur vitesse.

En Ile-de-France, les particules sont émises notamment par le trafic routier, l'industrie et, l'hiver, le chauffage. Actuellement, leur concentration est favorisée par le manque de vent et la différence de températures entre le jour et la nuit qui crée un couvercle bloquant la dispersion des polluants. Une possible arrivée de la pluie mercredi soir, ou jeudi, devrait soulager l'atmosphère. En mars, un fort épisode avait conduit à instaurer une journée de circulation alternée en Ile-de-France.

Une proposition de loi écologiste

Face à la récurrence de ces situations, les sénateurs écologistes ont déposé mardi une nouvelle proposition de loi sur la pollution de l'air, afin "de protéger la santé de chacun". Ce texte "sera débattu dans la prochaine niche parlementaire du groupe écologiste", c'est-à-dire avant la fin de l'année.

Les sénateurs écologistes avaient déjà déposé en mai une proposition de loi sur la nocivité du diesel pour la santé, qui avait été examinée en commission au mois de juin. Mais son auteur, Aline Archimbaud, a remanié depuis son texte, en prenant en compte les remarques adressées par les acteurs industriels et sanitaires, ainsi que par ses collègues de la commission des finances et des affaires sociales.

La nouvelle version intègre dans le bonus-malus les émissions d'oxydes d'azote et de particules fines. Aujourd'hui, le malus automobile ne repose que sur les émissions de dioxyde de carbone, dont les conséquences portent sur le climat et non pas directement sur la santé. Elle prévoit aussi des études indépendantes en matière de pollution automobile, par exemple sur l'évaluation de l'efficacité des filtres. Enfin, le texte rend obligatoire un diagnostic d'éco-entretien lors de la cession des véhicules d'occasion de plus de quatre ans.

A. Dt. avec AFP