BFMTV

Affaire Marin: la cour d'appel de Lyon se prononce ce mercredi sur la libération de son agresseur

Condamné à sept ans et demi de prison, l'agresseur de Marin, jeune homme violemment tabassé à Lyon en 2016, pourrait bénéficier d'une libération conditionnelle.

Après trois ans et demi de prison, le principal agresseur de Marin pourrait bientôt être libéré. La cour d'appel de Lyon se penche ce mercredi sur sa demande de libération conditionnelle. D'abord acceptée au début du mois de mai, le parquet avait fait appel de cette décision. 

En 2018, l'individu avait été condamné à sept ans et demi de prison pour avoir violemment agressé Marin deux ans auparavant à Lyon. Le jeune étudiant s'était interposé face à un groupe qui s'en prenait à un couple. Il avait été tabassé, frappé à coups de béquilles à la tête.

La famille dénonce cette possible libération

Atteint d'un grave traumatisme crânien, le jeune homme, récompensé en 2019 par une médaille de chevalier de la Légion d'honneur pour "services exceptionnels nettement caractérisés", s'était retrouvé onze jours dans le coma avec pronostic vital engagé. Il souffre encore aujourd'hui de lésions cérébrales. 

"Une libération légèrement anticipée, je peux comprendre, à la moitié de la peine, c'est impossible vu la gravité de ce qu'il a fait", a réagi au micro de BFM Lyon, Audrey Sauvajon, la maman de Marin.

"Si la justice va dans le sens de cette personne, je pense que la justice n'a pas compris le profil de l'agresseur de marin: quelqu'un qui a été lourdement condamné, quelqu'un qui a posé encore des problèmes en prison, qui a encore de multiples sanctions", ajoute-t-elle.

Pour Audrey Sauvajon, qui a fondé avec son fils l'association "La tête haute je soutiens Marin" afin de récolter des dons pour pouvoir financer les longs et très coûteux traitements du jeune homme, l'agresseur de Marin "n'a pas compris ce qui s'est passé et ce qu'il doit changer". 

Benjamin Rieth