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Actes de torture: 3 jeunes femmes mises en examen en Vendée

Les faits se seraient déroulés dans ce pavillon de La Roche-sur-Yon.

Les faits se seraient déroulés dans ce pavillon de La Roche-sur-Yon. - BFMTV

Lors d'une soirée, la victime de 17 ans a été déshabillée, attachée, frappée, son corps et son visage ont été lacérés. Elle a réussi à s'enfuir au bout d'une heure. Les trois agresseuses présumées ont été écrouées.

Trois jeunes filles de 16, 17 et 20 ans ont été mises en examen dimanche soir à La Roche-sur-Yon pour séquestration avec actes de torture et de barbarie sur la personne d'une autre jeune fille âgée de 17 ans, a indiqué lundi matin le parquet. Elles ont été placées en détention, a-t-on ajouté, confirmant une information de France Bleu Loire Océan.

Torturée lors d'une soirée alcoolisée

Les faits se sont déroulés vendredi soir au Château d'Olonne (Vendée), au domicile familial de la plus âgée des jeunes filles qui avait invité des camarades en l'absence de ses parents, en déplacement professionnel.

La discussion, sur fond d'alcool, s'est orientée vers les petits copains des unes et des autres. La victime s'est vue accuser de porter trop attention aux petits amis des trois autres.

Des lacérations de 50 cm au dos

Pendant une heure, elle a été déshabillée, attachée, frappée, du verre brisé a été utilisé pour lui lacérer le dos et les bras, tandis que ses cheveux étaient coupés. Des photos ont été prises et la scène a été filmée.

Les trois jeunes femmes avaient pris soin d'envoyer plusieurs garçons faire des courses pendant qu'elles s'en prenaient à leur victime. C'est à leur retour qu'un des garçons, connu des services de police, a mis fin au supplice, ont déclaré les enquêteurs.

La jeune victime, qui avait été récemment déclarée fugueuse, a ainsi pu s'enfuir avant de retourner chez sa mère qui a alerté la police. La victime, qui souffre de lacérations de 50 cm au dos selon les enquêteurs, subit des examens supplémentaires à l'hôpital.

La jeune femme de 20 ans a été interpellée le soir même à son domicile, les deux autres le lendemain. Les jeunes filles, toutes déscolarisées y compris la victime, ne se rendent pas compte de la gravité de leurs gestes, qu'elles ne parviennent pas à expliquer, selon les enquêteurs.

M.G. et V.R. avec AFP