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A Marseille, des "poussettes enragées" pour défendre la place des enfants en ville

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Illustration - Adam Kent - flickr -CC

A Marseille, le "syndicat des poussettes enragées" réclame de meilleures conditions de vie pour les enfants.

Manque de places en crèches, trottoirs inadaptés, manque de parcs de jeux: une centaine de parents a créé à Marseille un "Syndicat des poussettes enragées" pour que les enfants ne soient plus les "sacrifiés" de la ville.

"Marseille est l'une des villes les plus en retard dans le traitement de la petite enfance", fustige Sébastien Barles, ancien élu municipal écologiste, un des initiateurs du syndicat qui sera lancé officiellement jeudi. "Il manque entre 3.000 et 4.000 places en crèches", assure-t-il notamment, déplorant le "manque de transparence" dans l'attribution des places.

Le collectif dénonce également l'état des trottoirs et "la place phénoménale" occupée par les voitures dans la deuxième ville de France, rendant très difficile la circulation des poussettes. Il demande plus d'espaces verts et de jardins publics ainsi que des centres d'accueil de loisirs.

Ecoles et équipements sportifs

Il réclame en outre l'ouverture de nouvelles écoles dans le centre-ville et des repas à la cantine de "meilleure qualité, avec moins de viande, plus de bio et de produits locaux" ainsi que davantage d'équipements sportifs et culturels.

"Clairement, notre objectif est de mettre la pression sur les décideurs publics pour que les politiques publiques se fassent à l'aune de l'enfant", poursuit Sébastien Barles.

Fondé dans le centre-ville, le collectif qui espère s'étendre aux quartiers populaires, prévoit notamment de manifester lors des conseils municipaux et d'organiser un pique-nique sur le Vieux-Port.

Les familles seront également invitées à filmer "leur galère" en poussettes. Les vidéos seront diffusées sur internet.

B.L. avec AFP