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À Lyon, les soignants se rassemblent pour demander plus de considération et une hausse des salaires

Quelque 350 personnes se sont mobilisées ce mardi devant l'hôpital Edouard Herriot de Lyon. Des rassemblements similaires prendront place chaque mardi jusqu'au 16 juin, journée nationale de mobilisation pour l'hôpital public.

"On veut du fric, du fric, pour l'hôpital public". C'est le chant qu'ont scandé les quelque 350 personnes - dont une majorité de soignants -, réunies devant l'hôpital Edouard Herriot de Lyon ce mardi.

Les personnels de santé dénoncent la situation critique que traversent les hôpitaux publics, en cette semaine de Ségur de la santé. Ils réclament notamment plus de considération pour l'hôpital public et une revalorisation salariale de 400 euros par mois. 

"La colère est là depuis longtemps, rappelle Anne, avec vigueur. La pandémie l'a révélée à tout le monde." Cette infirmière aux Hospices civils de Lyon déplore "l'absurdité de la situation" et le fait que les structures hospitalières viennent à "manquer de masques, de blouses, de tabliers (...). C'est indécent, c'est inenvisageable. On a vraiment atteint le fond".

"Une aumône"

Chantal, masque et lunettes de soleil sur le visage, est elle aussi infirmière aux Hospices civils de Lyon. L'intéressée s'offusque d'une idée défendue par une centaine de députés: "Je ne veux pas voler les RTT de mes concitoyens, qu'on transformerait sous forme de chèques vacances, clame-t-elle. Ça veut dire que je suis pauvre? Que je ne peux pas me payer des vacances moi-même? J'ai fait trois ans d'études, j'ai dépassé les 28 ans de carrière, et on me donne une aumône pour que je puisse partir en vacances?"

Des rassemblements de ce type prendront place chaque mardi jusqu'au 16 juin. Une date synonyme de journée nationale de mobilisation pour l'hôpital public, appelée de ses vœux par le collectif Inter-Urgences.

Florian Bouhot