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A Grenoble, le maire Vert se débarrasse des caméras de vidéosurveillance

L'annonce de la suppression de la vidéosurveillance à Grenoble inquiète les policiers.

L'annonce de la suppression de la vidéosurveillance à Grenoble inquiète les policiers. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La décision du nouveau maire écologiste de Grenoble de supprimer les caméras de vidéosurveillance de la ville, créé la polémique. L'opposition et la police dénonce une mesure dangereuse. Les habitants, eux, sont divisés.

Pendant que les Verts quittent le gouvernement Valls, les nouveaux élus écologistes aux municipales prennent, eux, leur poste dans les mairies. Erigé en nouveau symbole après sa conquête de Grenoble, la plus grosse ville française jamais dirigée par un écologiste, le Vert Eric Piolle va diriger ce vendredi soir son premier conseil municipal. Qui s’annonce déjà tendu. Qu’il veuille atteindre 100% de bio dans les cantines ou qu’il créé des boulevards urbains réservés aux vélos, passe encore, mais qu’il mette fin à la vidéosurveillance dans la commune, ses nouveaux opposants s’étranglent. La mesure, qui prévoit le démontage des 18 caméras gérées par la ville, crée la polémique, même si cette mesure permettra, selon le nouveau maire, d'économiser 700.000 euros en frais de fonctionnement.

« Responsabiliser » plutôt que filmer

Les habitants sont partagés quant à la pertinence d’une telle action. "Moi je ne les enlèverai pas. Pour la sécurité des habitants c'est mieux de les laisser", estime cette habitante au micro de RMC. "Je ne suis pas trop pour les caméras. Je crois que le mieux, c'est de responsabiliser les gens plutôt que de mettre des caméras vidéos", pense au contraire cet autre grenoblois.

« Attention danger ! »

Plus que les habitants, ce sont les policiers qui s’inquiètent, à l’image de Valérie Mourier, du syndicat de police Alliance : "C'est un outil, on s'en sert pour identifier des auteurs (de délits). Je pense que la mesure que va prendre le maire est inconsciente". Daniel Chomette, du syndicat de police SGP-FO à Grenoble, est plus catégorique encore : "Attention danger ! Aujourd’hui, les services de police, diminuées en nombre, ont des difficultés à retrouver les auteurs des faits. Ça va très largement compliquer la tâche de mes collègues en matière d'enquête, y compris sur des affaires extrêmement sensibles".

Philippe Gril avec Gwenaël Windrestin