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30 ans de réclusion requis contre Eddy Tir pour le meurtre d'un adolescent à Marseille en 2011

30 de réclusion criminelle ont été requis contre Eddy Tir pour le meurtre d'un adolescent à Marseille, en 2011. (Photo d'illustration)

30 de réclusion criminelle ont été requis contre Eddy Tir pour le meurtre d'un adolescent à Marseille, en 2011. (Photo d'illustration) - AFP

30 ans de réclusion ont été requis contre Eddy Tir pour le meurtre d'un adolescent à Marseille en 2011.

L'avocat général Olivier Couvignou a requis mercredi 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté des deux tiers à l'encontre d'Eddy Tir, jeune caïd des quartiers Nord de Marseille, pour le meurtre en bande organisée d'un adolescent à la kalachnikov en 2011.

20 ans de réclusion criminelle ont été requis contre l'autre accusé du meurtre, Seyni Demba. Pour les deux hommes, Olivier Couvignou demande un "verdict sans concession pour condamner la bêtise et la terreur homicide".

Contre Eddy Tir, multirécidiviste, une peine de sûreté des deux tiers de la peine totale a été demandée par le parquet, avec "aucune remise de peine, aucune liberté conditionnelle possible". Petit-fils d'un "parrain" des quartiers Nord assassiné en 2010, la présence et l'éloquence d'Eddy Tir, âgé seulement de 25 ans mais comptant déjà 32 condamnations, avaient éclipsé dans le box des accusés le discret Seyni Demba.

La victime de 17 ans tuée à la kalachnikov, en décembre 2011

Kamel El Mehli, 17 ans, est mort "rafalé" à la kalachnikov le 22 décembre 2011 au pied de son immeuble de la cité La Castellane. La soirée du meurtre, l'adolescent avait fait une tournée des bars avec Seyni Demba, son ami d'enfance, et Eddy Tir, qui fréquentait depuis quelques mois seulement la Castellane.

Les deux hommes avaient eu un différend avec le "petit Kamel" avant le meurtre. Trois mois plus tôt, dans un bar, Eddy Tir avait été blessé à la cuisse d'un coup de couteau par l'adolescent. Seyni Demba s'était battu avec ce dernier deux jours plus tôt, et avait eu l'arcade sourcilière entaillée au cutter.

Eddy Tir nie sa présence sur les lieux du crime

L'accusation soutient que Seyni Demba a attiré son ami de toujours dans un piège, en simulant une réconciliation le soir du drame, pour le laisser ensuite exécuter par Eddy Tir, qui possédait une kalachnikov.

Seyni Demba a toujours nié avoir eu connaissance du projet criminel d'Eddy Tir, tandis que ce dernier n'a jamais reconnu sa présence sur les lieux du crime. Son ADN a cependant été retrouvé sur des gants abandonnés tout près de l'arme. Plusieurs témoins l'ont identifié comme étant l'auteur de la fusillade.

A.Mi avec AFP