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11-Novembre: des commémorations et un incident

François Hollande et Manuel Valls, assistant aux célébrations du 11-Novembre.

François Hollande et Manuel Valls, assistant aux célébrations du 11-Novembre. - François Mori- AFP

Revivez les moments forts cette journée de célébration du 11-Novembre, point d'orgue des commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale. Une journée émaillée par un incident, une banderole anti-Hollande tractée par un ULM.

Une pause dans le tourbillon de l'affaire Jouyet-Fillon, c'est ce qu'a offert à François Hollande cette journée de cérémonies du 11-Novembre.

Une journée sous le signe de l'émotion et du recueillement, point d'orgue d'une année de commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, souhaitée par le président comme un temps fort de son quinquennat. Voici ce qu'il fallait retenir de ce 11 novembre 2014.

> Deux gerbes

François Hollande a d'abord déposé une gerbe devant la statue de Georges Clémenceau, en compagnie de Manuel Valls, de Kader Arif, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale et Gérard Larcher, président du Sénat. Il a également pris la pose avec les descendants du "Tigre".

C'est toujours flanqué de Manuel Valls et rejoint par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, que François Hollande s'est ensuite recueilli au son de la Marseillaise. Il a alors déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, et passé en revue les troupes.

> Plus un Poilu

Le président a ensuite salué des anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale. Il n'y a plus aucun témoin de la Première Guerre mondiale. Le dernier des Poilus, Lazare Ponticelli, est mort en 2008.

> Sept soldats tombés pour la France

Il a également salué et échangé quelques mots avec les familles des soldats tombés cette année pour la France. Sept soldats français ont été tués en opérations au cours des 12 derniers mois. Trois d'entre eux sont morts en Centrafrique, dont deux le 9 décembre aux premières heures de l'opération Sangaris. Quatre autres ont été tués au Sahel, dont le dernier le 29 octobre dans le nord du Mali.

> Des sifflets et des applaudissements...

Quelques sifflets ont retenti quand François Hollande a quitté les Champs-Elysées. Mais d'autres badauds massés en haut de l'avenue ont au contraire applaudi sur son passage.

> ... Et un selfie

En plein bain de foule avec des groupes de jeunes, le président s'est adonné aux joies du selfie. Plusieurs personnes présentes dans la foule lui ont montré des souvenirs familiaux de 1914-18 où se sont fait prendre en photo avec le chef de l'Etat, dans une ambiance détendue.

> Une banderole qui fâche

Le mémorial du site de Notre-Dame-de-Lorette, où le président de la République se trouvait pour inaugurer l'"Anneau de la mémoire", a été survolé par un avion avec une banderole noire sur laquelle était inscrite en blanc "Hollande démission". Dans la foulée de ce survol, un hélicoptère de l'armée de l'air s'est élancé et a pris l'avion de tourisme en chasse. David van Hemelryck, qui dirige le groupe "Hollande démission", actif notamment lors des "Manifs pour tous" contre le mariage homosexuel, a revendiqué cet acte sur son compte twitter, sur lequel il a posté des photos prises depuis l'avion.

> Un "anneau de la mémoire"

François Hollande a inauguré l'"Anneau de la Mémoire" de Notre-Dame-de-Lorette, un mémorial en hommage aux combattants de toutes nationalités tombés dans le Nord-Pas-de-Calais durant la Première Guerre mondiale. Un imposant monument composé de 500 plaques d'acier qui portent le nom de 579.606 soldats, par ordre alphabétique, sans distinction d'origine ou de nationalité.

> Un message "d'espérance"

C'est à Notre-Dame-de-Lorette toujours que François Hollande a tenu un discours, lançant un message "d'espérance" et relativisant "les difficultés" actuelles au regard "des épreuves bien plus terribles" du passé. Face aux "idéologies de haine" aux "séparatismes (qui) s'exacerbent, nous devons nous souvenir de l'engrenage infernal" de 1914, a poursuivi le président. "La paix, a-t-il dit, est toujours fragile elle peut vaciller à tout instant", a-t-il dit citant notamment les conflits actuels en Ukraine, Syrie, Irak.

M. R.