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Parts de vignoble : le placement plaisir

parts de vignoble : le placement plaisir

Pour les amateurs de vins ou de terroirs viticoles, posséder sa propre vigne est parfois un rêve. Mais on ne s’improvise pas vigneron du jour au lendemain, et acquérir un vignoble n’est pas chose aisée. En passant par la mutualisation, le rêve devient alors accessible. Des structures juridiques permettent d’organiser l’investissement via notamment les Groupements Fonciers Viticole – GFV, et le rendent accessible. C’est aussi un placement plaisir beaucoup plus qu’un placement financier, dans le sens où le fermage est régulièrement payé en bouteilles. Alors si vous souhaitez diversifier votre patrimoine et que vous êtes amateur de bon vin, l’investissement en parts de vignoble et peut-être fait pour vous.

Un placement accessible et simplifié

Il suffit de quelques milliers d’euros pour accéder à ce type de placement, dès 1.500 et autour de 10.000 euros la part en moyenne, en fonction de la qualité de l’appellation et la situation géographique du vignoble. Une fois les fonds collectés par le gestionnaire, ils permettent d’acquérir le vignoble et de conforter le vigneron exploitant déjà en place ou d’en mettre un nouveau. La sélection des vignobles est établie à partir de son potentiel de valorisation car il s’agit d’un placement long terme. Vous pourrez aussi choisir vous-même le vignoble sur lequel vous souhaitez investir en tenant compte du type de vin que vous aimez boire, suivant la région, les cépages, etc.

Un rendement raisonnable

Le placement en parts de vignoble affiche traditionnellement des rendements de l’ordre de 3 à 4% pour les appellations courantes, et beaucoup moins si on se positionne sur des domaines prestigieux. S’il est payé en bouteilles, on peut s’attendre à en recevoir quelques-unes chaque année en guise de dividendes. Certains domaines donnent aussi la possibilité aux investisseurs de bénéficier du tarif associé, ce qui permet d’acquérir les vins les plus prestigieux à des prix avantageux. Enfin, le potentiel de plus-value peut s’envisager sur le long terme si l’investissement porte sur des appellations recherchées.

Une fiscalité douce

Les revenus perçus pour les parts de vignobles sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. On peut bénéficier d’un abattement de 30% dans le cadre du régime du micro-foncier, dès lors que les revenus sont inférieurs à 15.000 euros. L’option pour le régime réel peut être demandée et judicieuse dans le cas où l’ensemble des charges supportées dépasse 30% (taxe foncière, assurances, frais de gestion, intérêts d’emprunt).

Pour ce qui concerne les plus-values en cas de cession des parts, elles sont imposées en tant que plus-values immobilières et bénéficient des abattements respectifs suivant la durée de détention, y compris sur les contributions sociales, L’exonération est totale dans le cas d’une plus-value inférieure à 15.000 euros.

Enfin, l’investissement via un GFV offre des avantages en termes de transmission de son patrimoine, le foncier rural étant imposé qu’à 25% de sa valeur, dans la limite de 102.717 euros (50% au-delà). Quelques bonnes raisons de se lancer

L'acquisition de parts de vignoble doit avant tout être considéré comme un placement plaisir destiné à être conservé dans le temps, et les parts transmises à ses ayants droits. Au-delà, cela peut être l'opportunité de nouer une relation privilégiée avec le vigneron, pouvoir participer aux travaux de la vigne et en particulier aux vendanges, et d'acquérir en plus du fermage son propre vin à des tarifs avantageux.

Respecter la diversification patrimoniale

Comme pour tous les placements de diversification, n’investir que les sommes qu’on est prêt à perdre reste une recommandation de base à appliquer également à l’investissement en part de vignoble. Soit pas plus de 5% de son patrimoine global. En effet, il s’agit d’un placement qui peut présenter un risque en capital, sur le rendement (pas de fermage perçu) ou de liquidité (difficulté à revendre les parts). Les gestionnaires mettent pour autant des solutions en place pour limiter ces risques : assurance perte d’exploitation, mise en place d’un marché secondaire pour la revente des parts, etc.

Conseils du pro

Si vous souhaitez découvrir ce placement plaisir sans mobiliser de grosses sommes ni prendre des risques inconsidérés, privilégiez des terroirs moins prestigieux mais produisant un vin de qualité et reconnu, ou qui présentent un fort potentiel. Vous serez alors plus satisfait de boire vos bouteilles de vin, bien plus qu’escompter une plus-value à terme ou de percevoir des revenus, ce type de placement ne devant pas être appréhendé que sous le seul angle financier.

3 questions à Ludovic AVENTIN, Président de TERRA HOMINIS

Nous avons interviewé Ludovic AVENTIN, Président de TERRA HOMINIS, qui développe les vignobles en copropriété dans le cadre de l’investissement participatif non réglementé. Motivé par le partage des valeurs et le soutien des vignerons, il sélectionne des associés qui perçoivent l’investissement dans les vignobles sous l’aspect plaisir et non financier.

Ludovic AVENTIN, en quoi consiste l’investissement en parts de vignoble que vous proposez ?

Nous souhaitons dans un premier temps rendre accessible ce type d’investissement en affichant un prix de part raisonnable, de l’ordre de 1.500 à 2.500 euros suivant les domaines. Ensuite, il s’agit de pouvoir préserver des terroirs et d’y installer de jeunes vignerons qui partagent notre philosophie et nos valeurs : produire un vin de qualité, partager et prendre du plaisir. Il en est de même avec les associés qui sont sélectionnés sur ces mêmes critères, nous souhaitons préserver un certain état d’esprit. Ce ne doit pas être un simple placement financier, sans valeurs humaines cela ne fonctionne pas.

Quelles sont les principales motivations de vos associés ?

Avant toute chose, nos associés sont séduits par notre démarche qui consiste au partage et où chacun s’y retrouve : eux peuvent s’initier à la vie du vin et du vignoble, ils reçoivent des informations régulières toute au long de l’année et peuvent venir participer aux travaux de la vigne, et le vigneron peut créer des liens en retour et trouver en eux des ambassadeurs. Nous rendons aussi accessible ce type de placement qui est souvent considéré comme réservé au plus aisés. Et puis avoir « son vin » sur sa table et pouvoir en parler avec la famille ou des amis est source de satisfaction, en plus du plaisir de boire des vins élaborés avec passion !

Comment est payé le fermage ?

Nos associés reçoivent le fermage en bouteilles de vin du domaine dans lequel ils sont associés. Le choix est voté en assemblée générale, sur proposition du vigneron, à la majorité des associés. Le fait de payer en vin permet à l’associé de bénéficier d’un tarif préférentiel. C’est le moment où se matérialise tout le travail de la vigne et du vin, et cela donne lieu chaque année à une grande fête réunissant des associés de tous les horizons. L’occasion de partager et … de retrouver nos valeurs !