BFMTV

Selon une étude, l'homme est un super-prédateur

Ernest Hemingway pose à côté d'un lion mort, lors d'un safari en Afrique, en 1934.

Ernest Hemingway pose à côté d'un lion mort, lors d'un safari en Afrique, en 1934. - Bibliothèque Nationale John F. Kennedy - Wikimedia

Selon l'Université Victoria de Colombie britannique, l'homme n'est pas un prédateur comme les autres. L'étude pointe une habilité hors normes à tuer.

L'homme chasse, ce n'est pas une nouveauté. Mais selon une équipe de scientifiques d'une université canadienne, l'homme tue plus que de raison. Leur étude conclut ainsi qu'au vu des statistiques étudiées concernant la chasse et la pêche humaine, l'homme serait un "super-prédateur".

Comprendre un prédateur qui tue à tort et à travers. Selon l'étude, alors que les prédateurs animaux préfèrent chasser les jeunes proies, l'homme est le seul à tuer plus d'animaux adultes. Une pratique qui accélère la réduction des espèces... et donc diminue le nombre de proies. 

Des techniques industrielles 

La faute, selon les scientifiques, aux techniques utilisées. L'industrialisation des méthodes de pêche, les techniques de conservation et la domestication de certains animaux comme les chiens ont permis à l'homme d'augmenter massivement sa capacité meurtrière. Mais pour l'Université Victoria, ces méthodes ne sont que les révélateurs d'une tendance plus grave.

L'homme ne maîtrise absolument pas sa propre capacité à tuer, mettant ainsi en danger tout l'écosystème qui l'entoure. Pour illustrer la théorie de cette étude canadienne, Quartz, qui révèle l'étude, prend ainsi un exemple parlant. En tuant la mère de Bambi, le chasseur se prive de tous ses petits à naître. C'est donc le célèbre faon qu'il aurait fallu abattre. 

Paul Aveline