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Nuage radioactif au dessus de la France: un accident nucléaire en Russie?

L'IRSN évoque un accident qui pourrait être survenu en Russie ou au Kazakhstan

L'IRSN évoque un accident qui pourrait être survenu en Russie ou au Kazakhstan - THOMAS SAMSON / AFP

Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, le nuage radioactif trouverait son origine en Russie ou au Kazakhstan.

Un accident bien mystérieux. Un nuage radioactif a été détecté au-dessus de l'Europe, et notamment au-dessus de la France, entre le 27 septembre et le 13 octobre, par plusieurs réseaux de surveillance européens et français. Des quantités "très importantes" de ruthénium-106, un produit de fission issu de l'industrie nucléaire et également utilisé dans le domaine médical, composaient ce nuage, a expliqué l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans une note d'information.

D'après l'établissement public, "les niveaux de concentration dans l'air en ruthénium-106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l'environnement". La piste de l'accident est privilégiée. Un rejet issu d'un réacteur nucléaire est néanmoins exclu puisque aucune trace d'autres radionucléides n'a été détectée.

Un accident probablement localisé en Russie ou au Kazakhstan

Selon l'institut, "la zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l'Oural sans qu'il ne soit possible, avec les données disponibles, de préciser la localisation exacte du point de rejet". En France, "un accident de cette ampleur aurait nécessité localement de mettre en oeuvre des mesures de protection des populations sur un rayon de l'ordre de quelques kilomètres autour du lieu de rejet", poursuit l'IRSN.

Cet accident trouverait donc son origine en Russie ou au Kazakhstan. Les autorités russes ont d'ores et déjà affirmé "ne pas être au courant d'un accident sur le territoire". Le Kazakhstan n'a encore fait aucun commentaire.

En 1986, la France avait déjà été menacée par le nuage radioactif en provenance de Tchernobyl. À l'époque, les autorités avaient indiqué que ce dernier s'était arrêté à la frontière de l'Hexagone.

P.L