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Les médecins généralistes appelés à relever leurs tarifs

Les médecins libéraux sont appelés à faire passer le prix de la consultation de 22 à 23 euros à partir de ce lundi pour protester contre l'attentisme du gouvernement sur la question. /Photo d'archives/REUTERS/Jim Bourg

Les médecins libéraux sont appelés à faire passer le prix de la consultation de 22 à 23 euros à partir de ce lundi pour protester contre l'attentisme du gouvernement sur la question. /Photo d'archives/REUTERS/Jim Bourg - -

PARIS - Les médecins libéraux sont appelés à faire passer le prix de la consultation de 22 à 23 euros à partir de ce lundi pour protester contre...

PARIS (Reuters) - Les médecins libéraux sont appelés à faire passer le prix de la consultation de 22 à 23 euros à partir de ce lundi pour protester contre l'attentisme du gouvernement sur la question.

La Caisse Nationale d'Assurance Maladie (Cnam) a rappelé aux assurés que le tarif de la consultation de médecine générale restait fixé à 22 euros, la Cour de Cassation ayant validé jeudi dernier sa position sur la tarification.

L'affaire a été renvoyée devant la cour d'appel de Lyon.

Mais la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) reste décidée à mener son combat tarifaire.

Elle demande le strict respect d'un accord passé en mars 2007 entre l'assurance-maladie, le ministère de la Santé et les généralistes qui prévoyait une hausse du tarif à 23 euros en 2008.

"Trop, c'est trop! Les médecins libéraux ne peuvent pas accepter de voir reporter, encore et toujours, la concrétisation des engagements conventionnels signés depuis plus de trois ans", déclare la CSMF dans un communiqué.

De son côté, le ministère de la Santé considère que les médecins n'ont pas respecté les conditions assorties, notamment une réduction des prescriptions et des arrêts de travail, et invoque la situation économique difficile du pays.

Au-delà d'une augmentation de 1 euro très symbolique, des syndicats affirment que cette mesure viserait à apaiser une profession en plein malaise.

Des médecins généralistes ont fermé les portes de leur cabinet jeudi dernier afin de dénoncer un manque de moyens.

Pour tenter d'apaiser les esprits, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a indiqué que de nouvelles négociations s'ouvriraient en octobre sur une nouvelle convention.

En outre, la concertation sur la médecine de proximité annoncée par Nicolas Sarkozy devrait déboucher sur des mesures au second semestre 2010, a-t-elle ajouté.

Gérard Bon, édité par Jean-Stéphane Brosse