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La phobie des trous enfin expliquée

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Photo d'illustration - Martin Bureau - AFP

Cette peur méconnue serait en réalité une réaction instinctive pour se protéger des maladies qui se caractérisent par des orifices ou des crevasses, notamment sur la peau.

Si vous ne savez pas ce qu'est la trypophobie, c'est très probablement que vous ne souffrez pas de cette peur méconnue. Pourtant, de nombreux groupes Facebook et sujets Reddit sont consacrés à ce mal qui se caractérise par un dégoût des trous. Alvéoles de ruches, têtes de lotus, gros plan d'éponges... Les trypophobes ont peur des groupements de petits orifices en tous genres.

Si cette anxiété à l'égard des trous n'est pas reconnue aujourd'hui comme une véritable phobie, cela n'a pas empêché des chercheurs de l'université de Vrije, aux Pays-Bas, de consacrer une étude à la trypophobie. Comme le rapporte Slate, leurs recherches ont même permis de comprendre l'origine de cette peur étonnante.

Gale, variole, rougeole...

Selon les universitaires, la trypophobie serait en réalité liée à une forme de dégoût instinctif à l'égard des maladies. Les personnes qui en souffrent assimileraient une grande variété de trous aux symptômes de pathologies qui peuvent se caractériser par l'apparition d'orifices ou de crevasses, notamment sur la peau, telles que la variole, la rougeole, le typhus ou la gale, énumère Slate. Le fait d'avoir peur des trous permettrait alors de se protéger de certains agents pathogènes ou parasites à l'origine de ces maladies.

Cette phobie se serait par ailleurs répandue ces dernières années parmi la population grâce à Internet, comme l'évoque un récent article du Guardian. De nombreuses vidéos faisant se succéder des images de trous de toutes sortes circulent en effet sur les réseaux sociaux et auraient transformé la trypophobie en une peur socialement contagieuse, selon une chercheuse américaine qui s'est exprimé dans le quotidien britannique. Il suffit d'ailleurs de quelques clics et d'une recherche Google pour en avoir le coeur net et découvrir si l'on est - ou non - trypophobe.

Juliette Mitoyen