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L'opposition riches-pauvres refait surface à Bonn sur le climat

Les négociations de Bonn sur le climat, organisées par les Nations unies, se sont ouvertes pour 12 jours et d'entrée de jeu ont refait surface des divergences entre pays riches et pays pauvres. Ce forum est la plus importante réunion internationale sur le

Les négociations de Bonn sur le climat, organisées par les Nations unies, se sont ouvertes pour 12 jours et d'entrée de jeu ont refait surface des divergences entre pays riches et pays pauvres. Ce forum est la plus importante réunion internationale sur le - -

par Gerard Wynn BONN, Allemagne - Les négociations de Bonn sur le climat, organisées par les Nations unies, se sont ouvertes pour 12 jours et...

par Gerard Wynn

BONN, Allemagne (Reuters) - Les négociations de Bonn sur le climat, organisées par les Nations unies, se sont ouvertes pour 12 jours et d'entrée de jeu ont refait surface des divergences entre pays riches et pays pauvres.

Ce forum, auquel vont participer des délégués de 185 pays jusqu'au 11 juin, est la plus importante réunion internationale sur les changements climatiques depuis le sommet de décembre dernier à Copenhague, qui s'était conclu sur un accord non contraignant, a minima.

Les divergences constatées à Copenhague en décembre entre pays industrialisés et pays pauvres sont réapparues lundi avec le refus de certains pays latino-américains de lancer les négociations sur la base d'un nouveau texte publié à la mi-mai, qui expose une vaste gamme de possibilités pour contrer le réchauffement climatique.

Parmi ces pays latino-américains figurent la Bolivie, le Venezuela et Cuba, pour lesquels le texte en question met trop l'accent sur l'accord de Copenhague, auquel ils se sont opposés en décembre.

"La présidence (des négociations) a accordé la priorité à l'accord de Copenhague", a déploré Rene Gonzalo Orellana Halkyer, membre de la délégation bolivienne, qui s'exprimait en marge des discussions de Bonn.

NOUVELLE VERSION DU TEXTE DE RÉFÉRENCE

La Bolivie souhaite d'autre part la fixation d'objectifs plus ambitieux, notamment celui d'un retour à un niveau d'émissions de gaz à effet de serre nettement inférieur à ce qu'il est actuellement, a-t-il continué.

L'accord de Copenhague préconise de contenir la hausse moyenne des températures mondiales sous les deux degrés Celsius par rapport à la moyenne de la période préindustrielle, mais il n'explique pas comment parvenir à un tel résultat.

L'objectif de ces discussions est de préparer le terrain à la conférence internationale sur le climat prévue en fin d'année à Cancun au Mexique, et de trouver un nouveau traité appelé à succéder au protocole de Kyoto, qui expirera en 2012.

La Zimbabwéenne Margaret Mukahanana-Sangarwe, qui préside les discussions de Bonn, devrait rendre publique ce week-end une version actualisée du texte communiqué à la mi-mai, ont déclaré des délégués.

Les délégués américains pensent que le texte de Mukahanana-Sangarwe ne sera pas destiné à servir de document de base des négociations, et en cela estiment qu'il s'agit d'une mesure constructive.

Pour le chef de la délégation sud-africaine Alf Wills, le nouveau texte insiste trop sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre réclamées aux pays en développement. "C'est à cet égard totalement déséquilibré", a-t-il dit.

Eric Faye pour le service français