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L'astéroïde 2006 QV89 ne frôlera la Terre ni en septembre, ni dans les 100 ans à venir

L'astéroïde Vesta photographiée par la sonde Dawn de la Nasa, le 9 juillet 2011. (Photo d'illustration)

L'astéroïde Vesta photographiée par la sonde Dawn de la Nasa, le 9 juillet 2011. (Photo d'illustration) - NASA - AFP

2006 QV89 avait suscité une légère vague de panique lors de son inscription sur la "Risk List" de l'agence spatiale européenne. Celle-ci estimait alors qu'il y avait une chance sur 7000 pour que l'astéroïde s'écrase sur Terre en septembre prochain.

Cent ans de répit. C'est la conclusion des observations du télescope Canada-France-Hawaï (CFHT) menées sur l'astéroïde 2006 QV89. Ce même astéroïde dont plusieurs médias se sont inquiétés en juin dernier: présent sur la "Risk List" de l'agence spatiale européenne (ESA), il y avait une chance sur 7000 que ce gros caillou croise notre trajectoire.

Une première bonne nouvelle était venue mi-juillet de l'ESA. Sans pouvoir déterminer sa trajectoire avec précision, l'agence expliquait que si l'astéroïde était censé s'écraser sur Terre en septembre prochain, elle saurait où l'observer. Faute de cette observation au bon endroit au bon moment, elle avait écarté tout risque d'impact.

"Il y a une grande différence entre savoir où un dangereux astéroïde n'est pas, et savoir où il est", philosophe l'astronome David Tholen de l'université d'Hawaï, qui a mené les recherches pour localiser 2006 QV89 dans l'espace. 

Des recherches interrompues fin juillet

"Nous avons trouvé une douzaine d'astéroïdes le 14 juillet qui étaient proches de l'endroit où QV89 aurait pu être", a-t-il expliqué dans des propos relayés par ScienceDaily. Toutefois, les recherches ont été interrompues en raison de manifestations à Hawaï, où est situé le télescope.

A la reprise des travaux, il n'a fallu que quatre minutes pour confirmer que l'objet visé par le télescope était bien QV89. Un peu plus d'une heure plus tard, rapporte ScienceDaily, les scientifiques étaient en mesure d'écarter toute probabilité d'impact pour les 100 ans à venir.

Liv Audigane