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Des ingénieurs tentent de réactiver une sonde abandonnée de la Nasa

Les scientifiques viennent juste de prendre contact avec le logiciel qui pilote la sonde ISEE-3.

Les scientifiques viennent juste de prendre contact avec le logiciel qui pilote la sonde ISEE-3. - -

SUR LES INTERNETS - Une vingtaine de scientifiques tentent de reprendre le contrôle d'une sonde spatiale que la Nasa a abandonnée il y a vingt ans. Ils ont réussi à communiquer avec, ce que l'agence américaine n'est plus capable de faire, et veulent la remettre en fonction.

Cela fait 17 ans que la Nasa a arrêté l'exploitation d'International Sun-Earth Explorer-3 (ISEE-3), et à dire vrai, l'agence américaine a même perdu tout moyen de communiquer avec elle. Pourtant, un groupe de scientifiques a décidé de la remettre en service. C'est l'histoire que raconte Tech Times.

Lancée en 1978, la sonde avait pour mission d'observer le soleil, et plus particulièrement les vents solaires. Elle a parfaitement accompli sa tâche jusqu'à sa mise à la retraite, vingt ans après. Mais aujourd'hui encore, elle semble en état de fonctionner, de capter des informations. Elle recèle donc de nombreuses observations accumulées, mais prisonnières de son système de mémoire.

Le groupe de scientifiques, une vingtaine, vient juste de réussir à prendre contact avec le logiciel qui la pilote, malgré son obsolescence, puisqu'il date des années 70. Ils sont capables d'échanger des informations avec ISEE-3 et de récolter des données concernant sa trajectoire.

Eviter le crash

Avec les conseils de la Nasa, l'équipe, composée d'ingénieurs, de programmeurs, a utilisé un radiotéléscope pour communiquer avec ISEE-3, et les premiers résultats sont encourageants. Leur tentative a été en partie financée par des internautes généreux via une campagne de crowdfounding. Ils ont ainsi obtenu 160.000 dollars.

Comme ils l'expliquent sur la présentation de leur projet, la Nasa leur a déclaré qu'il n'existerait ni fonds ni projet officiels pour remettre ISEE-3 en marche, tout en admettant que les données accumulées depuis 20 ans pourraient être d'un grand intérêt scientifique. C'est à ce moment, qu'est né leur projet.

Mais le temps presse: s'ils n'arrivent pas à en prendre les commandes sous peu, une erreur de trajectoire faite des dizaines d'années plus tôt pourrait destiner la sonde à s'écraser sur la lune. L'objectif premier est aujourd'hui de replacer ISEE-3 sur l'orbite terrestre pour éviter la collision.

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Olivier LAFFARGUE