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1500 maisons rasées après Xynthia

Après le passage de la tempête Xynthia, à Aytre. Selon le Journal du dimanche, entre 1.300 et 1.500 maisons seraient rasées dans l'ouest de la France du fait de l'interdiction de construire décidée par l'Etat dans les zones inondées par Xynthia, qui a fai

Après le passage de la tempête Xynthia, à Aytre. Selon le Journal du dimanche, entre 1.300 et 1.500 maisons seraient rasées dans l'ouest de la France du fait de l'interdiction de construire décidée par l'Etat dans les zones inondées par Xynthia, qui a fai - -

Entre 1.300 et 1.500 maisons seraient rasées dans l'ouest de la France du fait de l'interdiction de construire décidée par l'Etat.

PARIS (Reuters) - Entre 1.300 et 1.500 maisons seraient rasées dans l'ouest de la France du fait de l'interdiction de construire décidée par l'Etat dans les zones inondées par la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts dans la nuit du 27 au 28 février.

Selon le Journal du dimanche, les services des préfectures et du ministère de l'Intérieur mettent la dernière main pour délimiter les zones qui seront déclarées inhabitables, et la décision finale pourrait être communiquée cette semaine. Le sort d'environ 250 habitations serait encore incertain.

Les indemnisations seront sans doute très importantes, la plupart des maisons en question étant des résidences principales. Le JDD parle de près de 200 millions d'euros, une somme qui incomberait à l'Etat.

Il n'est en effet pas possible légalement de faire appel aux assureurs, qui ne sont responsables que pour les réparations et la remise en état des structures. Un Fonds de prévention des risques naturels créé en 1995 pourrait être utilisé.

Le dossier est susceptible de conduire à des litiges judiciaires, puisque nombre de riverains ne sont pas d'accord pour quitter leur habitation.

Les conditions dans lesquelles des zones situées en-dessous du niveau de la mer et près de digues maritimes, à la Faute-sur-mer et L'Aiguillon-sur-Mer, sont en cause. La quasi-totalité des victimes ont péri noyées dans ces deux localités.

Une enquête préliminaire de gendarmerie est ouverte depuis fin mars pour déterminer d'éventuelles fautes.

Il n'y a pas de plaintes pour l'instant mais La Faute-sur-Mer, une des deux communes les plus sinistrées, a engagé l'avocat pénaliste Olivier Metzner, un des meilleurs spécialistes du barreau de Paris en matière correctionnelle.

Des documents montrant que les élus locaux vendéens avaient fait pression pour obtenir des constructions en zone inondable ont été publiés dans la presse.

Ainsi, le député UMP Dominique Caillaud avait écrit le 8 octobre 2001 au préfet de Vendée pour lui demander de revoir sa décision de fermer le camping de La Faute-sur-Mer, situé près de l'emplacement où la tempête Xynthia a fait des morts, en contestant tout risque d'inondation.

"Il semblerait qu'aucun incident de ce type ne se soit jamais produit et que ce risque soit nul", écrivait-il dans ce courrier publié par Le Canard enchaîné.

Thierry Lévêque, édité par Eric Faye