BFMTV
Santé

Variant Delta: Attal prévient qu'une reprise de l'épidémie pourrait retarder des levées de restrictions

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'Elysée, le 5 mai 2021

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'Elysée, le 5 mai 2021 - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP

La propagation inquiétante du variant Delta pourrait pousser les autorités à revoir le calendrier d'allègement des restrictions dans certaines régions concernées, comme les Landes.

Le variant Delta pourrait-il pousser les autorités à prolonger les restrictions sanitaires dans certaines régions particulièrement touchées? C'est possible selon le porte-parole du gouvernement. Alors que le variant, plus contagieux oblige certaines villes à se reconfiner à l'étranger, sa propagation en France inquiète, particulièrement dans les Landes, comme l'a rappelé ce lundi matin Gabriel Attal au micro de franceinfo:

"C'est le seul département à être repassé au-dessus des 50 en taux d'incidence, ce qui est le seuil d'alerte. Depuis quelques jours, il y a une forme de stabilité à la hausse, ils tournent autour de 54. Donc on regarde très attentivementavec beaucoup de vigilance la situation dans ce département et évidemment partout en France", a prévenu le porte-parole du gouvernement.

De quoi envisager un report des allégements de restrictions sanitaires, comme les jauges qui seraient encore en vigueur dans les régions concernées. Est-ce que cela ira jusqu'à un reconfinement local? Une "possibilité" qui existe bel et bien dans la loi adoptée pour la sortie de l'état d'urgence comme a tenu à le rappeler Gabriel Attal, mais qui n'est pas envisagée à ce stade: "la question ne se pose absolument pas, pour aucun département", a-t-il assuré.

La vaccination obligatoire des soignants discutée "après l'été"

Parmi les solutions évoquées pour faire face à ce nouveau variant figure également la vaccination obligatoire, pour les soignants particulièrement. Et pour Gabriel Attal, il y a ici un "sujet spécifique":

"Si après l'été, il n'y a pas d'augmentation nette de la part des soignants et particulièrement des soignants en Ephad, qui se seront fait vacciner, la question de l'obligation pourra se poser", a-t-il expliqué.

Pour illustrer la nécessaire vaccination des soignants, le porte-parole du gouvernement est revenu sur cet Ephad des Landes où 23 personnes ont été contaminées par le variant Delta en raison du refus de l'un des employés de l'établissement de se faire vacciner. Il a également rappelé que selon les autorités sanitaires, le taux de reproduction du variant Delta se situe entre 6 et 7, contre 3 ou 4 pour le variant britannique, et 1,5 pour la souche initiale du virus.

Louis Augry