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Santé

Vaccination obligatoire: Ursula von der Leyen favorable à une "discussion" au sein de l'UE

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen devant le Parlement européen à Strasbourg le 23 novembre 2021

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen devant le Parlement européen à Strasbourg le 23 novembre 2021 - CHRISTIAN HARTMANN © 2019 AFP

La présidente de la Commission européenne a néanmoins indiqué qu'une telle décision relevait des Etats membres, lors d'une conférence de presse organisée ce mercredi.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a estimé ce mercredi que l'UE devrait avoir dès maintenant une "discussion" sur la vaccination obligatoire, tout en soulignant qu'une telle décision relevait des Etats membres.

Elle a aussi annoncé lors d'une conférence de presse que la version pour enfants du vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech serait disponible à partir du 13 décembre.

Alors que le nouveau variant Omicron inquiète la planète, Ursula von der Leyen a jugé à propos de l'obligation vaccinale qu'il était "approprié et raisonnable d'avoir cette discussion maintenant", précisant qu'il s'agissait d'une "position personnelle".

"Cela nécessite une approche commune mais je pense que c'est une discussion qui doit avoir lieu", a-t-elle ajouté.

L'Autriche a déjà sauté le pas

Pour enrayer la flambée de la pandémie, l'Autriche, premier pays de l'UE à le décider, prépare une loi pour imposer la vaccination de la population adulte au 1er février 2022. L'Allemagne a annoncé ce mardi que la vaccination obligatoire allait faire l'objet d'une proposition de loi soumise au parlement avant la fin de l'année.

Concernant la vaccination des enfants, la cheffe de l'exécutif européen a annoncé que la version du vaccin anti-Covid de BioNTech/Pfizer pour cette catégorie allait s'accélérer et qu'elle serait "disponible à partir du 13 décembre" dans l'UE.

Elle a précisé tenir cette information du fabricant germano-américain qui fournit le vaccin le plus utilisé dans les 27 Etats membres, lors de cette conférence de presse consacrée à l'évolution de la pandémie et à l'apparition du nouveau variant.

Selon la présidente de la Commission, il faudra "environ 100 jours" à la communauté scientifique pour adapter la réponse vaccinale à ce nouveau variant.

Dans le cas français, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a indiqué ce mercredi que cette option de l'obligation vaccinale n'est "pas le choix que la France a fait".

H.R. avec AFP