Homéopathie
 

Soignée au radis noir, au gui, au noyer ou à l'arnica, la patiente est morte. Non sans avoir préalablement déposé une plainte contre le praticien, reprise ensuite par sa famille.

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  • marielenout
    marielenout     

    Cela devient un tic, un passage obligé, un cliché. Chaque fois qu’il y a un problème avec un thérapeute qui prescrit des choses plus ou moins en rapport avec l’homéopathie, et il s’avère que souvent il n’y a pas de rapport, ou qui prétend être homéopathe (sans doute l’utilisation du nom permet d’attirer des foules de patients qui n’en peuvent plus de la médecine classique et qui espèrent que cela va aussi marcher pour eux), on peut lire dans les gros titres des medias : « le médecin homéopathe », « l’homéopathe », « le praticien homéopathe », le « traitement homéopathique ». Pourtant une recherche rapide sur internet attestera rapidement que les « produits » utilisés par ce praticien relèvent en l’occurrence d’un usage phytothérapique voire de compléments diététiques et que ce médecin faisait largement la promotion de concepts naturopathiques qui n’ont rien à voir avec l’homéopathie, n'en déplaise à l'ordre des médecins qui n'a pas cherché midi à quatorze heure et qui devait avoir en ligne de mire ce praticien depuis pas mal de temps. Il est facile de l’identifier en recoupant les articles et les vidéos sur internet avec les annuaires, puis après de retrouver les formations qu’il donnait quand il exerçait.
    Je ne dis pas que s’il avait prescrit véritablement des médicaments homéopathiques, avec une indication homéopathique véritable et dans le respect des principes homéopathiques, le dénouement pour cette malheureuse patiente eut été différent. Je dis qu’il ne s’agit pas d’homéopathie et qu’il y a imposture. Les injections de Viscum album ne sont pas de l’homéopathie, il s’agit d’un procédé issu de la médecine anthroposophique, laquelle a certes repris l’utilisation de médicaments homéopathiques mais en l’adaptant à sa sauce (Weleda est la vitrine de la médecine anthroposophique). Il n’y a pas d’injection en homéopathie, ou alors c’est une dérive, une lubie de certains praticiens qui mélangent tous les genres faute d’en avoir assimilé aucun. En quoi absorber du jus de radis noir ou du chardon-marie et du noyer relève-t-il de l’homéopathie ??? Et si malgré tout ces trois dernières plantes avaient été prescrites en dilution homéopathique on comprend vite qu’il s’agit d’un traitement à visée symptomatique dans le but de soulager la patiente d’effets indésirables induits par sa chimiothérapie ou des rayons. Et donc en aucun cas un traitement du cancer lui-même, tâche éventuellement dévolue aux injections pondérables de Viscum album.
    Hélas le mal est fait, car chacun des ignorants en la matière sera convaincu du contraire à cause de la manipulation mentale qui caractérise les articles de presse que j’ai pu lire parlant de cette affaire (voir notamment ceux de vos confrères du dauphine.com et de France info)  : pourquoi dans le titre se focaliser sur ce seul point (homéopathie en veux-tu en voilà) ? Pourquoi montrer (cas de vos confrères du Dauphiné) une photo de tubes homéopathiques en gros plan ? Pourquoi contribuer à jeter manifestement le discrédit général sur la thérapeutique homéopathique en portant aux gémonies ce triste exemple, alors qu’ici il s’agit non pas de l’inefficacité de l’homéopathie en général mais des erreurs personnelles absurdes d’un seul praticien, un homme avant d’être un médecin, un médecin avec le titre de docteur en médecine avant d’être un homéopathe (et là pour les diplômes sérieux on demande à voir).
    Un seul cas de cancer fût-il guéri uniquement par d’autres méthodes que la médecine conventionnelle, en aurait-on parlé ? Martèle-t’ on aux lecteurs que le cancer du sein tue plus régulièrement plus de dix mille femmes par an (donnée trouvée sur e-cancer.fr) pourtant soignées pour l’immense majorité d’entre elles par la médecine dite scientifique ? Les motivations des médias pour relayer un tel acharnement contre l’homéopathie en se servant d’un échec bien prévisible sont-elles bien déontologiques ?

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