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Un cas de vache folle confirmé dans les Ardennes

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Un cas "isolé" d'ESB, ou maladie de la vache folle, a été confirmé dans un élevage des Ardennes, dans le nord-est de la France, a annoncé jeudi le ministère de l'Agriculture.

"La suspicion de cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) détecté chez une vache de 5 ans, décédée prématurément dans un élevage des Ardennes, a été confirmée le 23 mars par le laboratoire de référence de l'Union européenne (LRUE)", selon le communiqué du ministère.

Il est également indiqué que "la principale conséquence de ce cas isolé se traduira par une adaptation technique du traitement de certaines parties d’animaux non destinées à la consommation". La détection de ce cas n’aurait a priori "aucune conséquence pour le consommateur". 

Le ministère de l'Agriculture avait annoncé mardi qu'un cas suspect d'ESB avait été détecté mi-mars sur une vache Salers partie à l'équarrissage (un mode d'élimination réservé aux bêtes mortes dans les fermes, et donc non destinées à l'alimentation humaine).

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll va "solliciter la Commission européenne afin qu'elle saisisse l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en lien avec l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour mieux comprendre l'origine et la cause de ces cas isolés chez des bovins jeunes", poursuit le communiqué.

"Stéphane Le Foll rappelle que la consommation de viande bovine ne présente aucun risque pour l’homme", conclut le communiqué.

Une centaine de bovins seront abattus

Une centaine de bovins seront abattus dans un délai d'un mois, après la découverte d'un cas d'ESB dans les Ardennes, a annoncé jeudi le ministère de l'Agriculture. Les vaches appartenant à la "cohorte" de l'animal mort d'ESB seront abattus d'ici 30 jours, a indiqué le ministère à l'AFP.

Cela concerne les bovins de cet élevage âgés de un an de plus ou de moins que la vache infectée et décédée et qui donc "risquent d'avoir été exposés à la même source alimentaire", ainsi que les veaux "nés depuis moins de deux ans" de la vache malade. 

"Cela représente une centaine de bovins" sur les 400 vaches Salers que compte l'exploitation ardennaise, et pour lesquels l'éleveur "sera indemnisé".

Deux autres cas isolés d'ESB ont été découverts en 2015, l'un en Irlande, l'autre en Grande-Bretagne, mais les enquêtes épidémiologiques qui ont suivi n'ont pas permis de découvrir le mode de contamination. 

Au vu de la découverte de ce troisième cas, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll va demander à la Commission européenne de faire une enquête pour croiser les informations sur ces trois cas, a assuré le ministère.

Des "conséquences économiques limitées"

La France qui était passée en 2015 au statut de pays à "risque négligeable" pour l'ESB par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) va revenir à celui de pays à "risque maîtrisé", comme ses voisins la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Allemagne.

Il est "probable" selon le ministère que les pays qui avaient rouvert depuis 2015 leurs frontières aux exportations de bovins français: l'Arabie saoudite, le Canada, Singapour ou le Vietnam, les ferment à nouveau. Mais ces pays ne représentent qu'un faible volume d'exportations.

Les autres pays de l'Union européenne, destination de beaucoup d'exportations de viande française, ne peuvent en revanche pas fermer leurs portes au boeuf hexagonal. La découverte de ce cas d'ESB est donc "une mauvaise nouvelle mais les conséquences économiques directes et réelles seront limitées", selon le ministère.

la rédaction avec AFP