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Tout savoir sur la fréquence cardiaque, pour mieux s'entraîner et éviter les risques

Un sportif s'entraînant sur un tapis de course, équipé d'un cardiofréquencemètre (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Un sportif s'entraînant sur un tapis de course, équipé d'un cardiofréquencemètre (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Dave Kotinsky - Getty Images North America - AFP

Véritable indicateur de la condition physique d'un sportif, la fréquence cardiaque est essentielle pour n'importe qui souhaitant courir et s'entraîner sérieusement. Elle permet aussi de fixer des limites pour éviter d'éventuels accidents. Explications.

Cela peut paraître technique, mais la fréquence cardiaque est un très bon indicateur du niveau d'activité du coureur. Pour courir, ou produire un autre effort, les muscles ont besoin d'oxygène pour fabriquer de l'énergie avec des graisses et du sucre. Pour cela, il faut plus de sang. On va donc avoir un système intelligent qui conduit à accélérer le cœur pour avoir plus de débit et subvenir à ces besoins d'oxygène.

Comme un compte-tour de l'organisme

"Au repos, le débit du coeur varie entre 6 ou 7 litres par minute. A l'effort, il peut brasser jusqu'à 15 litres par minute, voire 18 litres. Il faut donc que le coeur s'accélère pour augmenter ce que l'on appelle la fréquence cardiaque", nous explique Alain Ducardonnet, cardiologue à Paris.

"La fréquence cardiaque, c'est comme un compte tour de l'organisme. On peut le faire accélérer jusqu'à une certaine zone rouge. Après cela devient dangereux pour le coeur", poursuit le consultant santé BFMTV. 

"Ne pas dépasser la fréquence cardiaque maximale théorique"

Pour mesurer cette fréquence cardiaque, il faut s’équiper de montres connectées ou de cardiofréquencemètres. "Quand on regarde ces outils, le premier objectif est de ne pas dépasser la fréquence cardiaque maximale théorique, qui se mesure en faisant 220 - son âge", détaille le docteur Ducardonnet.

Le deuxième but est de pouvoir faire travailler l'organisme dans la zone d'endurance, celle où l'on flirte avec l'essoufflement. "Ce sont des fréquences qui correspondent à 80 ou 85% de la fréquence cardiaque théorique. Cela permet d'avoir un entraînement efficace", estime le cardiologue.

Pour les personnes fragiles du coeur

Pour les marathoniens, "il est possible de calculer individuellement la fréquence maximale et d'entraînement en faisant une épreuve d'effort (tapis ou vélo) couplée à une VO(2)-max. On obtient alors la consommation maximale d'oxygène", ajoute Alain Ducardonnet, ancien médecin des coureurs du Tour de France pendant onze ans. En d'autres termes, cela permet d'étalonner la montre en fonction des capacités individuelles du sujet.

Mesurer sa fréquence cardiaque peut enfin avoir un intérêt pour les personnes fragiles du coeur. "On peut leur dire par exemple, vous pouvez courir entre 110 et 120, pour contrôler qu’elles ne se mettent pas en danger", explique le médecin.

Dernier point de repère à prendre en compte, la fréquence cardiaque de récupération. Mieux on est entraîné, plus elle descend vite. Trois minutes après un effort, on doit être autour de 100.

Du 6 au 8 septembre 2019, 23e édition de La Parisienne. Pour plus d’informations, retrouvez le site officiel de La Parisienne.

Participant pour la première fois à une course à pied, notre journaliste spécialiste santé, Margaux de Frouville, revient dans une série d'articles sur le sport et l'alimentation. Nous la suivrons au cours de sa préparation et jusqu'au jour de la course "La Parisienne", le 8 septembre prochain.

Margaux de Frouville