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Salles de consommation de drogue : comment ça marche ?

Une salle de shoot à Barcelone, en Espagne

Une salle de shoot à Barcelone, en Espagne - -

La ministre de la Santé souhaite rendre légales les "salles de shoot" d'ici la fin de l'année. Un dispositif qui existe déjà dans d'autres pays européens.

Dimanche, la ministre de la Santé Marisol Touraine a indiqué sur BFMTV son souhait d'expérimenter des salles de consommation de drogue d'ici la fin de l'année. Communément appelés "salles de shoot", ces centres sont actuellement illégaux en France, mais existent déjà dans une dizaine de pays. Comment fonctionne-t-il ? Revue de détails.

• A quoi ça sert ?

Le principe des "salles de consommation" est de permettre aux toxicomanes de consommer "dans des conditions plus saines et plus hygiéniques", comme le souligne l'Observatoire européen des drogues et addictions. Ceci dans le but de limiter les risques d'infections liés à la consommation de drogue par injection. Les seringues usagées sont en effet un vecteur important de transmission d'affections graves, comme le Sida et l'hépatite C.

En Espagne, où existent sept centres légaux, les morts par overdose ont chuté et les seringues usagées ont déserté les rues à proximité des "narcosalas" (voir vidéo).

• Comment ça marche ?

Une table, une chaise et du matériel stérilisé : on se "shoote" avec ses propres produits mais sans risques d'infection, sous la supervisation de personnels de santé.

• Qui les gèrerait ?

Pour le moment, il semblerait que les premières "salles de shoot", dans le cas où le gouvernement donne son feu vert, soient prises en charge par des associations de prévention de la toxicomanie. L'ONG Médecins du Monde et Gaïa Paris, qui gère deux centre médico-sociaux liés à la prévention des drogues, ont déjà présenté un projet de "salle de consommation à moindre risque et à visée éducative" dans la capitale. A Bordeaux, l'association La Case (Centre d'accueil santé échange) serait prête à ouvrir une salle dans ses locaux, indique Sud Ouest.

Sujet vidéo : Laëtitia Soudy et Elsa Jirou