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Réanimation: dans les Hauts-de-France, le niveau de la première vague dépassé

Le Professeur François-René Pruvot, chirurgien au CHU de Lille, évoque "une montée lente et inexorable" du nombre de patients en réanimation qui "sature" les hôpitaux de la région.

Avec 609 patients actuellement pris en charge en services de soins critiques, les Hauts-de-France viennent de dépasser le niveau des réanimations enregistré lors de la première vague de l'épidémie, en mars 2020. Interrogé sur BFMTV ce samedi, le président de la commission médicale du CHU de Lille, dans le Nord, s'inquiète d'une "montée lente et inexorable" du nombre de malades pris en charge qui "sature" les hôpitaux de la région.

"La caractéristique de cette troisième montée épidémique, c'est qu'elle est beaucoup plus lente que les deux premières", souligne le Professeur François-René Pruvot". "Au CHU de Lille, en novembre, nous sommes passés de 100 malades en réanimation à 300 en quinze jours. Aujourd'hui, ce chiffre est passé de 80 à 140 en deux mois", ajoute-t-il.

Le chirurgien précise que cette troisième vague se caractérise également par "un pourcentage de malades réanimatoires plus élevé que lors des deux premières". "Actuellement, plus de 50% des patients Covid hospitalisés sont des malades de type réanimatoire", affirme-t-il, confirmant par ailleurs qu'ils sont "de plus en plus jeunes".

Pour le moment, "nous arrivons à nous adapter" en "augmentant la qualification de certains lits de soins critiques", souligne-t-il, tout en s'inquiétant de "pouvoir être un jour définitivement saturés comme le furent les régions de l'Est lors de la première vague".

Mélanie Rostagnat Journaliste BFMTV