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Pour Olivier Véran, "nous avons des raisons d'espérer" un retour à une vie plus normale d'ici 4 à 6 semaines

Le ministre de la Santé, invité ce vendredi matin de RMC et BFMTV, s'est toutefois réservé à donner une date précise, ainsi que les types d'établissements qui pourraient potentiellement rouvrir leurs portes en avril.

Invité ce vendredi matin sur les antennes de BFMTV et de RMC au lendemain de sa conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Jean Castex, Olivier Véran a assuré que d'ici 4 à 6 semaines, un retour progressif à une vie plus normale était envisageable. "Nous avons des raisons de le penser, et nous avons des raisons de l’espérer", a assuré le ministre de la Santé.

Pour autant, ce dernier s'est gardé de donner une date fixe à laquelle certains établissements accueillant du public pourraient rouvrir leurs portes, bien que le gouvernement y "travaille".

"Nous disposons de protocoles sanitaires adaptés pour tous les types d’établissements qui reçoivent du public. Par degré de risque décroissant de contamination, nous procéderons à des réouvertures. Je ne vais pas donner ni date ni nature des établissements, car ce ne serait pas responsable. [...] Entendez le message qui est aussi derrière, ça veut dire que d’ici 4 à 6 semaines, il n’y a pas de retour à la vie normale", a-t-il souligné.

"Nous donnons des perspectives aux Français"

Toujours interrogé sur ce délai de 4 à 6 semaines évoqué par le président de la République en début de semaine, Olivier Véran a également expliqué pourquoi ce dernier avait été choisi. "Qu’est-ce qui se passe dans 4 à 6 semaines? Nous aurons vacciné une grande partie des publics les plus fragiles et vulnérables. Qu’est-ce que nous observons? 5 millions de personnes ont reçu au moins une injection. Les personnes les plus âgées, les plus fragiles, les plus malades", commence-t-il.

"Nous constatons qu’il y a une diminution de la circulation du virus chez ces publics qui ont été vaccinés, c’est-à-dire chez ces gens qui sont très âgés. Nous constatons qu’il y a une diminution des hospitalisations et des cas graves", ajoute le ministre.

Puis, Olivier Véran s'appuie également sur l'arrivée des beaux jours, qui l'année dernière avait permis d'alléger certaines mesures coercitives.

"Et puis dans 4 à 6 semaines il y a le printemps. L’année dernière, nous avons vécu le printemps et en France, en Europe et dans tous les pays qui correspondent à notre zone géographique, on a vu qu’il y avait une baisse de la circulation du virus. Nous avons des raisons d’espérer, nous ne faisons pas de prédictions, mais nous donnons des perspectives aux Français", martèle-t-il encore.

Depuis plusieurs jours, le délai de "4 à 6 semaines" avait été évoqué à plusieurs reprises par l'exécutif. D'abord ce lundi par Emmanuel Macron lui-même lors d'une rencontre avec plusieurs jeunes, puis ce mercredi par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, lors d'un point presse tenu au terme du Conseil des ministres.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV