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Pour Jean-François Delfraissy, "Noël n'est pas en danger si nous faisons tous attention"

A l'approche des fêtes de fin d'année, la situation sanitaire se dégrade en France, laissant craindre la mise en place de nouvelles restrictions.

A quelques jours maintenant des fêtes de Noël et de fin d'année, le nombre de cas de Covid-19 continue d'augmenter en France, laissant craindre la remise en place de restrictions pour la fin décembre. Mais pour le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, si les Français sont correctement vaccinés et respectent les gestes barrières, Noël pourrait être épargné.

"Noël n'est pas en danger si nous faisons tous attention", a-t-il déclaré ce jeudi sur BFMTV/RMC. "Et si nous faisons tous attention à la fois à titre individuel, mais aussi au niveau des décideurs collectifs, c'est à dire que dans les entreprises on aille plus sur le télétravail, qu'on ait moins de rassemblements..."

"Tout est fait pour éviter un confinement"

Il met ainsi en avant les projections de l'Institut Pasteur publiées cette semaine, qui estiment que le bon respect de ces gestes barrières peut considérablement réduire une vague d'hospitalisations dont le pic est prévu pour début 2022.

"Si on a une amélioration de 10 à 20% des gestes barrières au sens très large du terme", c'est à dire "diminuer les contacts, continuer à porter le masque là où on ne le portait plus, réduire les rassemblements, utiliser plus l'aération", il sera possible d'avoir "un impact sur le système de soins, qui pourrait être suffisant associé à la vaccination", explique Jean-François Delfraissy.

Il souligne également la nécessité de la vaccination et des doses de rappel pour limiter l'incidence de la cinquième vague.

"Tout est fait au niveau de l'ensemble des autorités pour éviter un confinement, et de la part des scientifiques également nous ferons tout pour éviter un confinement" assure Jean-François Delfraissy, "mais bien sûr cela reste dans la boite à outils, cela reste l'outil terminal un peu, qu'on a été obligé d'utiliser au début".
Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV