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Plusieurs milliers de manifestants pour la défense de l'hôpital de Douarnenez

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Environ 4.000 personnes selon les organisateurs, 3.000 selon les gendarmes, ont manifesté samedi à Douarnenez (Finistère) pour la défense de l'hôpital de la ville confronté à un manque d'anesthésistes. Le 6 décembre, un premier rassemblement avait réuni entre 3.000 et 5.000 manifestants dans les rues de Douarnenez et le 17 janvier, ils étaient plus de 1.500 à Quimper.

Derrière une banderole -"touche pas à mon hosto"- portée par le comité de défense, médecins, infirmières, personnels de l'hôpital, élus, syndicalistes CFDT et CGT, et de nombreux usagers et habitants ont défilé de l'hôpital Michel-Mazeas à la mairie. "On déplore la fermeture de la chirurgie ambulatoire depuis la fin février, un anesthésiste de 69 ans a été recruté, mais n'est resté qu'une semaine. Il y a eu des anesthésistes intérimaires, situation très coûteuse, et l'Agence régionale de santé (ARS) nous promet un anesthésiste pour deux mois", a résumé Yves Jardin, porte-parole du comité de défense. "C'est du bricolage, on risque d'arriver à une solution ou il n'y aura plus d'anesthésiste, mais du long et moyen séjour."

"On avait un hôpital de proximité qui marchait bien, on va tout démanteler au profit d'un hôpital pivot, celui de Quimper, en pensant que ça sera moins coûteux", a-t-il ajouté. "Notre état d'esprit est le même, on veut le retour de la chirurgie ambulatoire, le maintien d'un plateau technique performant, mais c'est vrai qu'à l'hôpital, il y a de la morosité car il y a des gens qui ne connaissent pas leur avenir, qui ont changé de poste récemment", a indiqué le docteur Virginie Jan, du service de cardiologie.

Selon le comité de défense, les engagements pris lors du contrat pluriannuel prévoyant le développement de la chirurgie ambulatoire à Douarnenez dans le cadre du "bloc opératoire de Cornouaille", n'ont pas été tenus. Le bloc de Cornouaille regroupe le Centre hospitalier de Quimper, et les hôpitaux de Pont-l'Abbé et Douarnenez. Selon le comité, ce contrat prévoyait que des anesthésistes de Quimper travaillent trois jours par semaine à Douarnenez, la chirurgie lourde ayant déjà été transférée à Quimper.

S.A. avec AFP