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Perturbateurs endocriniens: Royal prête à "poursuivre le contentieux" contre Bruxelles

Emmanuel Macron et Ségolène Royal quittant l'Elysée, le 30 mars 2016.

Emmanuel Macron et Ségolène Royal quittant l'Elysée, le 30 mars 2016. - Thomas Samson - AFP

Ségolène Royal se dit prête à "poursuivre le contentieux contre la Commission" européenne si les critères définissant les perturbateurs endocriniens qu'elle doit arrêter prochainement "ne sont pas conformes au consensus scientifique", dans une interview parue ce vendredi dans Le Monde.

Les perturbateurs endocriniens, contre lesquels Ségolène Royale est partie en croisade, se trouvent dans les plastiques, les pesticides ou les cosmétiques. Ils peuvent être à l'origine de dysfonctionnements hormonaux, de malformations congénitales et de retards de développement. La Commission doit fixer des critères pour les réglementer, mais la ministre de l’Environnement se dit, dans une interview au Monde ce vendredi, prête à "poursuivre le contentieux" contre celle-ci dans le cas où elle arrêterait des critères non "conformes au consensus scientifique".

Résultats attendus "avant l’été"

Les critères de classification très attendus des perturbateurs endocriniens "devaient être présentés par la Commission en 2013, et cela n'a pas été le cas" et en décembre 2015, elle "a été condamnée par la Cour de justice de l'Union européenne", rappelle Ségolène Royale. Selon elle, la Commission devrait les présenter "avant l'été", dans le cadre des règlements relatifs aux pesticides et aux biocides.

A.M avec AFP