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Mesures anti-Covid: l'exécutif pas favorable à un sursis de 10 jours à Marseille

"Selon les indicateurs, on est dans une situation où on ne peut pas se permettre d'attendre 10 jours de plus", a déclaré à BFMTV l'entourage du Premier ministre.

La ville phocéenne aura difficilement le droit à un sursis. Le premier adjoint de Marseille (Bouches-du-rhône) Benoît Payan a réclamé ce jeudi un délai de 10 jours avant la mise en place des nouvelles mesures anti-Covid dans la ville, qui doivent entrer en vigueur ce samedi. Mais "on ne peut pas se permettre d'attendre 10 jours de plus", rétorque ce jeudi à la mi-journée l'entourage du Premier ministre à BFMTV.

"Répondre à l’urgence"

"Selon les indicateurs, on est dans une situation où on ne peut pas se permettre d'attendre 10 jours de plus", explique cette source, ajoutant que Jean Castex "répondra certainement ce soir", lors de son intervention sur France 2. "Il va expliquer, faire de la pédagogie. Il n'y a pas de raison d'adoucir. Il va être là pour parler protection des Français".

Ces mesures concernant les métropoles "ont été prises en Conseil de défense hier pour répondre à l’urgence posée par la circulation du virus sur ces territoires" assure une source gouvernementale à BFMTV. "Le caractère transversal et plus restrictif exige qu’elles soient prises par l’État responsable de la crise sanitaire", assure-t-on.

"À un moment donné, le principe de responsabilité doit primer lorsqu’il faut protéger la vie des gens, lorsqu'il faut pendre des mesures même difficiles pour éviter que des gens ne meurent", a rétorqué pour sa part Olivier Véran, auditionné au Sénat par la commission d'enquête sur la gestion du Covid-19.

Des mesures pour "protéger" les Marseillais

Les élus de Marseille, ainsi que les professionnels de la restauration, ne décolèrent pas depuis les annonces du ministre de la Santé Olivier Véran mercredi soir. La métropole de Marseille a été placée en zone "d'alerte maximale" - avec celle d'Aix et la Guadeloupe - et les bars et restaurants y seront fermés dès samedi. La mairie de Marseille reproche notamment au gouvernement de ne pas avoir été consultée avant l'annonce de ces restrictions.

"Le ministre de la Santé a informé les élus de ces décisions avant l’annonce publique et le Premier ministre a eu Michèle Rubirola, Renaud Muselier et Anne Hidalgo ce matin au téléphone", assure encore une source gouvernementale, ajoutant que "le gouvernement a tenu à ce que la réponse de l’État à la crise sanitaire soit localisée et la riposte graduée".
Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV