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Manger moins pour vivre plus longtemps et en meilleure santé

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Loïc Venance-AFP

Selon deux études, l'une française et l'autre américaine, réduire la quantité de nourriture lors de ses repas permet de gagner de nombreuses années de vie et de vieillir en meilleure santé.

Moins de calories pour augmenter l'espérance de vie? Deux études scientifiques assurent qu'une ration alimentaire réduite à l'âge adulte permet de retarder le vieillissement et d'augmenter de moitié la durée de vie. 

La restriction calorique pour retarder le vieillissement

Dans un article paru sur le site The Conversation, des universitaires français du Muséum national d'histoire naturelle et du CNRS évoquent leurs travaux sur le lémurien. Ce primate, qui a des similitudes physiologiques avec l'être humain, a vu sa durée de vie quasiment doublée, simplement avec des rations alimentaires diminuées de 30%.

Les chercheurs, qui ont publié leur étude dans la revue Communications Biology, ont également remarqué des effets positifs de la restriction calorique sur l'apparition de maladies associées au vieillissement, comme les cancers ou le diabète.

"Ces résultats démontrent (...) que la restriction calorique chronique est le protocole actuellement le plus efficace pour allonger la durée de vie maximale et retarder le processus de vieillissement chez un primate non humain", concluent les auteurs de cette étude.

L'allongement de l'espérance de vie s'expliquerait par le fait que diminuer la quantité de nourriture ingérée permet de moins mettre à l'épreuve l'organisme. Les chercheurs estiment également que l'excès de nourriture ne correspond pas aux besoins physiologiques réels, contrairement à une alimentation réduite.

Neuf kilos de moins et un IMC normal

La seconde étude, quant à elle menée par des chercheurs américains et publiée dans la revue Cell Metabolism, a porté sur l'être humain. Pendant deux ans, 34 individus ont réduit leurs apports caloriques de 15%, sans toutefois modifier la composition de leurs repas.

Outre la perte de neuf kilos, cette réduction calorique a permis de ralentir les réactions biologiques de l'organisme et de diminuer la production de radicaux libres, facteurs de vieillissement des cellules. Alors qu'ils étaient en surpoids, leur indice de masse corporelle (IMC) est redevenu normal, contrairement au groupe contrôle qui n'avait pas réduit la quantité de ses repas.

Les conclusions des deux études sont unanimes: "Un apport calorique trop élevé est délétère pour la longévité".
Céline Hussonnois-Alaya