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Les urgentistes de Roubaix menacent d'une démission en bloc

Antoine Depelchin, porte-parole des urgentistes de Roubaix le 4 mars 2013.

Antoine Depelchin, porte-parole des urgentistes de Roubaix le 4 mars 2013. - -

Une réunion de médiation a lieu mardi à 17h30. En jeu, une possible démission collective des médecins. Le manque de moyens est au cœur de leurs revendications.

Le service des urgences est en crise à l’hôpital de Roubaix-Wattrelos. Les dix-huit médecins urgentistes menacent depuis jeudi de démissionner collectivement. Un moyen de faire pression sur la direction de l’hôpital: ils souhaitent la création de cinq postes supplémentaires pour faire face à l’afflux de patients, alors que le service accueille environ 86.000 patients par an. Une réunion de médiation est prévue mardi à 17h30.

Pour les médecins urgentistes, ces cinq postes de médecins -deux en journée et trois la nuit- devraient permettre un planning mieux géré et moins d’heures supplémentaires à faire.

"On n'attend qu'une seule chose, c'est d'obtenir les postes qu'on demande", a déclaré à l'AFP le docteur Antoine Depelchin, porte-parole des urgentistes de Roubaix : "si on n'a pas ce qu'on veut, sans agressivité mais quand même, jeudi on démissionne".

Des menaces prises au sérieux

A l'origine de leur mouvement, la démission présentée par Marie-Anne Babé, 59 ans, leur chef de service depuis trente ans. Elle avait tenté en vain d’obtenir un renforcement des effectifs.

Si une solution n’est pas trouvée lors de la médiation et d’ici à jeudi, les dix-huit médecins urgentistes assurent qu’ils mettront en œuvre leur ultimatum et démissionneront en bloc. Une cellule de recrutement et de reclassement a été mise en place par la direction de l’hôpital, preuve que les menaces sont prises au sérieux.


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Thomas Paulmyer et Valériane Porcher