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Le squelette d'un homme atteint d'un cancer il y a 3.200 ans découvert

Le squelette reconstitué d'un homme ayant vécu il y a 2.500 ans, exposé en janvier 2014 à Beyrouth au Liban

Le squelette reconstitué d'un homme ayant vécu il y a 2.500 ans, exposé en janvier 2014 à Beyrouth au Liban - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Des archéologues ont découvert au Soudan le squelette d'un homme ayant souffert d'un cancer métastatique il y a plus de 3.200 ans. Il s'agit de la plus ancienne "preuve" de cancer.

Le cancer, cette maladie ennemie numéro un de nos sociétés modernes, frappait déjà il y a plusieurs milliers d'années. Des archéologues ont découvert au Soudan le squelette d'un homme ayant souffert d'un cancer métastatique il y a plus de 3.200 ans, le plus ancien jamais trouvé en rapport avec une maladie généralement associée au mode de vie contemporain, selon une étude publiée lundi dans la revue PLOS One.

Les restes de cet homme, dont l'âge a été évalué entre 25 et 35 ans, ont été trouvés l'an dernier dans une tombe au Soudan, près du Nil, par une étudiante de l'université anglaise de Durham. Il s'agit à ce jour du squelette le plus complet et le plus ancien jamais découvert d'un être humain souffrant d'un cancer de ce type, selon les chercheurs de l'université de Durham et du British Museum.

Le cancer, un mal "contemporain"

Alors que le cancer est aujourd'hui l'une des principales causes de mortalité, il est extrêmement rare d'en trouver la trace lors de découvertes archéologiques, laissant penser que la maladie est "principalement liée au mode de vie contemporain et à l'allongement de l'espérance de vie", expliquent les chercheurs.

Ce squelette "pourrait nous aider à comprendre l'histoire presque inconnue du cancer. Nous avons très peu d'exemples antérieurs au premier millénaire avant Jésus-Christ, a souligné Michaela Binder, l'archéologue à l'origine de la découverte des restes. "Nous avons besoin de comprendre l'histoire de la maladie pour mieux comprendre son évolution."

Des examens notamment radiographiques ont permis d'observer des lésions sur les os, avec des métastases sur les clavicules, omoplates, vertèbres, bras, côtes, os des cuisses et le bassin.

Les chercheurs ne peuvent que spéculer sur l'origine de ce cancer: les fumées provoquées par les feux de bois, des facteurs génétiques ou une maladie infectieuse causée par des parasites.

M.G. avec AFP