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L'injection de la 2e dose du vaccin Pfizer pourra être différée "jusqu'à 6 semaines au lieu de 3"

Une dose du vaccin anti-Covid de Pfizer-BioNTech à l'arrivée des premières commandes en France en banlieue parisienne le 26 décembre 2020

Une dose du vaccin anti-Covid de Pfizer-BioNTech à l'arrivée des premières commandes en France en banlieue parisienne le 26 décembre 2020 - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

La France va suivre l'exemple du Royaume-Uni ou du Danemark en différant l'injection de la deuxième dose de vaccin afin de vacciner une première fois plus de Français.

"Il est possible sans risque et sans perte d'efficacité de différer la 2e injection du vaccin" Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 "jusqu'à six semaines au lieu de trois", a assuré jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran.

Cette recommandation provient d'un avis que l'Agence du médicament (ANSM) vient de mettre en ligne jeudi sur son site Internet.

"Cela nous permet de disposer de davantage de doses disponibles tout de suite", a souligné le ministre lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre, Jean Castex.

Avec un objectif clair: réaliser la première injection du vaccin chez plus de patients.

Un calendrier non-testé

A sa manière, la France suit donc l'exemple d'autres pays, comme le Royaume-Uni ou le Danemark, qui avaient déjà décidé de reporter l'injection de la 2e dose vaccinale au-delà des trois semaines prévues, et ce afin de protéger, même imparfaitement, un maximum de personnes.

Dans un communiqué publié ce mardi, BioNTech a toutefois prévenu que "l'efficacité et la sécurité du vaccin n'ont pas été évaluées pour d'autres calendriers de dosage".

François de La Taille avec AFP