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J'oublie souvent ma pilule, quel autre contraceptif est conseillé?

La pilule est le moyen de contraception le plus plébisicité par les femmes. Mais son efficacité peut être compromise par des oublis, encore très fréquents, selon un récent sondage. A l'occasion de la Journée mondiale de la contraception, voici un rappel des différentes méthodes contraceptives dont la diversité reste encore peu connue.

En France, la pilule demeure le moyen de contraception le plus utilisé par les femmes. Ainsi, parmi les femmes qui déclarent "faire quelque chose pour éviter une grossesse" en 2010, 55,5% d'entre elles utilisent la pilule, selon l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), qui précise qu'elles sont 70,8% chez les moins de 35 ans. Mais chez de nombreuses utilisatrices, sa prise quotidienne à heure fixe n'est pas un réflexe, comme l'a récemment montré un sondage Opinion Health/Bayer.

Mené dans neuf pays dont la France, ce dernier révèle que 39% des 21-29 ans l'oublient au moins une fois par mois en raison du stress lié à leur mode de vie. Un phénomène qui n'est pas anodin puisque l'oubli de la pilule constitue l'une des premières circonstances du recours à la contraception d'urgence. Mais le sondage révèle également que 59% des femmes interrogées sont prêtes à adopter un autre mode de contraception ne nécessitant pas une prise quotidienne.

"Si la contraception est facile à utiliser, adaptée à la situation médicale de son utilisatrice, à son mode de vie, sa personnalité, sa vie affective, sa sexualité... elle sera convenablement utilisée et jouera son rôle de protection contre les risques de grossesse", précise l'Inpes.

Les méthodes hormonales: anneau, patch, implant

Stérilet, implant, anneau, les alternatives ne manquent pas, à condition donc de choisir celle qui convient le mieux. Si les utilisatrices ne présentent pas de contre-indication (fumeuse, antécédents de thrombose veineuse ou artérielle, obésité, diabète, migraine), d'autres méthodes hormonales peuvent lui être proposées.

Plutôt discret et facile d'utilisation, le patch protège pendant quatre semaines. Il suffit de le coller sur le ventre, sur les épaules ou dans le bas du dos et ce pendant trois semaines. Mais s'il se décolle, il faut en remettre un nouveau le plus rapidement possible, dans les 24 heures. Comme les pilules combinées, l'anneau vaginal contient une association d'hormones (œstrogène + progestatif).

Flexible, il s'insère au fond du vagin et à la chaleur du corps, les hormones se diffusent à travers la paroi vaginale et passent dans le sang. Lorsqu’il est utilisé de manière parfaite (trois semaines avec l'anneau, une semaine sans), il protège à 99,71%. Mais à l'instar de la pilule, c'est surtout le fait d'oublier de le remettre après la semaine d'arrêt qui fait courir le risque d'une grossesse.

Quels contraceptifs sans hormones?

Une fois mis en place sous la peau du bras, l'implant, lui, ne nécessite pas d'attention particulière. Ce petit bâtonnet cylindrique en plastique contient les mêmes hormones que les pilules progestatives et peut rester en place pendant trois ans. Mais ce dernier a une influence sur le flux des règles: certaines utilisatrices n’en auront pas pendant tout ou partie des 3 années d’utilisation et d’autres auront des cycles moins réguliers ou moins fréquents que d'habitude.

Enfin, un progestatif de synthèse (médroxyprogestérone) peut être injecté tous les trois mois. Pendant 12 semaines, le produit assure une contraception constante mais il peut avoir les mêmes effets indésirables que l'implant. Les femmes qui ne supportent pas les méthodes hormonales ou pour qui ces dernières ne sont pas adaptées peuvent se tourner vers une méthode contraceptive de plus en plus demandée: le dispositif intra-utérin (DIU) ou stérilet.

Inséré dans l'utérus, il présente une efficacité de 99% et comme les erreurs de manipulation n’existent pas, celle-ci ne dépend pas de l’utilisatrice. Enfin, d’autres moyens de contraception sans hormones existent, mais ils se révèlent moins efficaces: préservatif, cape cervicale, diaphragme, spermicides, stérilisation à visée contraceptive, mais également les méthodes naturelles (méthode des températures, retrait).

Alexandra Bresson