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États-Unis: il fait craquer son cou et se provoque un AVC

Image d'illustration - Scanner du cerveau

Image d'illustration - Scanner du cerveau - Fred Tanneau - AFP

En voulant débloquer une douleur dans le cou, Josh Harder a fait craquer sa nuque, déclenchant la déchirure d'une artère vertébrale.

Josh Hader est passé d'un mal de nuque embêtant à un accident vasculaire cérébral (AVC) en mars. Après plusieurs jours de douleur au cou, "je me suis étiré", raconte-t-il au Washington Post, "j'ai utilisé ma main pour appliquer un peu plus de pression [dans le cou], je n'aurais probablement pas dû. J'ai entendu un crac".

Une heure plus tard, l'Américain de 28 ans se retrouvait aux urgences du Mercy Hospital d'Oklahoma City (Oklahoma), incapable de marcher et souffrant de ce que les médecins ont appelé un "grave accident vasculaire cérébral". Un AVC causé par une déchirure d'une artère du cou, consécutive au "crac" entendu. Celle-ci a provoqué un caillot sanguin, qui a mené à un AVC.

Une lésion d'une artère vertébrale

Le cou possède deux artères vertébrales, de 3 à 4 mm d'épaisseur. L'une est à gauche, l'autre à droite. Elles ont pour rôle d'apporter du sang oxygéné vers la tête et le cerveau.

Un accident vasculaire cérébral "est une perte soudaine de la fonction du cerveau. Il est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l'intérieur du cerveau", explique le site de l'Assurance santé Ameli.
Vue de la nuque
Vue de la nuque © Wikipedia

Les lésions ou dissections de l'artère vertébrale peuvent, rarement, provoquer des accidents vasculaires cérébraux pouvant toucher les jeunes de 20 à 30 ans, explique le neurologue Kazuma Nakagawa, spécialiste des accidents vasculaires cérébraux au Washington Post. "Ils sont en réalité très meurtriers" assure-t-il.

Troubles de l'équilibre et difficultés à contrôler ses bras

Pris en charge rapidement, Josh Harder a été chanceux. D'après des spécialistes qu'il a consulté par la suite, il est passé très près d'un coma qui aurait pu lui être fatal. Après plusieurs jours en soins intensifs, il écrivait déjà sur sa page Facebook qu'il "se remettait". "C'est une déchirure minime" écrit-il mi-mars, peu de temps après son AVC.

Début mai, il déclare au Washington Post qu'après quelques semaines de rééducation, il peut à nouveau marcher. "Avant ça, j'étais plutôt inutile", déclare-t-il au journal. S'il n'a perdu aucune capacité cognitive ou d'élocution, il a en revanche des troubles de l'équilibre, des difficultés à contrôler son bras gauche et un manque de sensation dans le bras et la jambe du côté droit.

"Dans 99,9% des cas, vous pouvez craquer votre cou sans problème", relativise Kazuma Nakagawa.
Salomé Vincendon