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Covid-19: plus de 5700 patients en réanimation

Selon les chiffres de Santé publique France, 5729 personnes se trouvent aujourd'hui dans les services de soins critiques, contre 5626 mardi et 5053 il y a seulement une semaine.

Le diocèse de Paris ouvre une procédure canonique après une messe célébrée sans gestes barrières

L'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a annoncé ce mercredi dans un communiqué le lancement d'une procédure canonique à l'encontre du curé de la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile, qui n'a pas fait respecter les gestes barrières lors d'une messe célébrée le 3 avril.

Une enquête judiciaire a par ailleurs été ouverte par le parquet mardi, comme l'a révélé BFMTV, du chef de "mise en danger de la vie d'autrui".

L'UE appelle les 27 à "parler d'une seule voix" pour ne pas nourrir la défiance sur AstraZeneca

Les 27 États membres de l'Union européenne doivent se coordonner et "parler d'une seule voix à travers l'UE" sur le vaccin d'AstraZeneca contre le coronavirus afin de ne pas nourrir la défiance, a déclaré ce mercredi la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides. Plusieurs pays en ont restreint l'usage.

"Il est essentiel que nous suivions une approche coordonnée (...) Nous devons parler d'une seule voix à travers l'UE afin d'améliorer la confiance du public" au sujet de la vaccination, a écrit Stella Kyriakides dans un tweet.

Elle s'exprimait après l'avis de l'Agence européenne des médicaments (EMA) confirmant le lien entre le vaccin d'AstraZeneca et de rares cas de caillots sanguins.

9.797.957 Français ont reçu une première dose de vaccin

Selon les chiffres du ministère des Solidarités et de la Santé, 9.797.957 Français ont reçu au moins une injection de vaccin contre le Covid-19, soit 14,6% de la population totale et 18,7% de la population majeure. Par ailleurs, 3.362.472 personnes ont reçu deux injections.

Dans les dernières 24 heures, 271.448 premières doses et 119.729 deuxièmes doses de vaccin ont été administrées.

La Belgique réserve le vaccin AstraZeneca aux plus de 55 ans

La Belgique a décidé mercredi de réserver l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca aux plus de 55 ans, à la suite notamment de l'avis de l'Agence européenne des médicaments (EMA) confirmant un lien avec des cas rares de caillots sanguins.

"Sur la base d'avis scientifiques récents, les ministres belges de la Santé ont décidé de remplacer (le vaccin) AstraZeneca par d'autres vaccins pour les personnes âgées de 18 à 55 ans; pour les personnes de 56 ans et plus, tous les vaccins continueront d'être administrés", indique un communiqué des autorités sanitaires belges, qui emboîtent ainsi le pas à plusieurs autres pays.

L'OMS établit un lien "plausible mais non confirmé" entre le vaccin AstraZeneca et les caillots sanguins

Un lien entre le vaccin anti-Covid d'AstraZeneca et l'apparition d'une forme rare de caillots sanguins est "plausible mais non confirmé", a indiqué ce mercredi l'Organisation mondiale de la santé.

"Des études spécialisées sont nécessaires pour comprendre pleinement la relation potentielle entre la vaccination et de possibles facteurs de risque", soulignent les spécialistes de l'OMS dans le domaine des vaccins dans un communiqué.

Ils notent aussi que ces phénomènes "bien qu'inquiétants sont très rares", alors que plus de 200 millions de personnes ont reçu le vaccin d'AstraZeneca-Oxford.

Plus de 5700 patients désormais en réanimation

Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation a de nouveau augmenté ce mercredi, dépassant les 5700, selon les chiffres quotidiens de Santé publique France.

On comptait 5729 personnes dans les services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continus), contre 5626 mardi et 5053 il y a seulement une semaine.

En 24 heures, ce sont 673 patients qui ont été admis dans ces services qui traitent les cas les plus graves.

Le nombre de personnes en réanimation a dépassé fin mars le pic de la deuxième vague de l'épidémie (un peu plus de 4900 patients en réa mi-novembre) et est de moins en moins loin de celui de la première vague (un peu plus de 7000 patients début avril 2020).

Royaume-Uni: le régulateur recommande de limiter le vaccin AstraZeneca aux plus de 30 ans

Le comité scientifique supervisant la campagne de vaccination anti-Covid au Royaume-Uni a recommandé mercredi de limiter l'usage du vaccin AstraZeneca aux plus de 30 ans quand c'est possible, après le signalements de rares cas de caillots sanguins.

"Les adultes âgés de 18 à 29 ans, qui n'ont pas de comorbidité leur faisant encourir un risque plus élevé d'une forme grave de la maladie Covid-19, devraient se voir proposer un autre vaccin Covid-19 plutôt que le vaccin AstraZeneca, quand une telle alternative est disponible", a déclaré le professeur Wei Shen Lim, du JCVI, soulignant que le comité ne recommandait l'arrêt de la vaccination dans aucun groupe d'âge.

AstraZeneca: 19 morts sur 79 signalements de caillots sanguins au Royaume-Uni

Les autorités sanitaires britanniques ont indiqué mercredi avoir constaté 19 décès de personnes ayant reçu le vaccin anti-Covid Oxford/AstraZeneca, sur un total de 79 cas de caillots sanguins identifiés, assurant que les bénéfices restaient supérieurs aux risques pour "la grande majorité" de la population.

Ces cas concernent 51 femmes et 28 hommes âgés de 18 à 79 ans, a précisé June Raine, directrice de l'agence britannique du médicament, la MHRA.

Vaccin AstraZeneca: l'EMA n'a pas identifié de facteur de risque spécifique

L'Agence européenne des médicaments (EMA) n'a pas identifié mercredi de facteur de risque spécifique concernant le vaccin AstraZeneca, estimant qu'une explication "plausible" à des cas rares de caillots sanguins pourrait être une réponse immunitaire.

"Des facteurs de risque spécifiques tels que l'âge, le sexe ou les antécédents médicaux n'ont pas pu être confirmés car les événements rares sont observés à tous les âges", a déclaré la directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke, lors d'une visioconférence.

AstraZeneca: "Ces thromboses sont des effets secondaires très rares causés par le vaccin"

Lors d'une conférence de presse au cours de laquelle l'EMA rend ses conclusions sur les risques du vaccin AstraZeneca, Sabine Straus, présidente du Comité de sécurité de l'EMA indique que les thromboses "sont des effets secondaires très rares causés par le vaccin".

D'après l'EMA, la réponse immunitaire peut être une explication "plausible" des caillots.

AstraZeneca: l'EMA juge que les caillots sanguins devraient être ajoutés aux effets secondaires rares

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a estimé ce mercredi que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire "très rare" du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19.

L'EMA a établi "un lien possible avec de très rares cas de caillots sanguins inhabituels avec des plaquettes sanguines basses", a déclaré l'agence basée à Amsterdam dans un communiqué, indiquant toutefois que la balance bénéfice/risque reste "positive".

"Les bénéfices continuent à l'emporter sur les effets secondaires", a martelé lors d'une conférence de presse la directrice générale de l'EMA, Emer Cooke, précisant que l'EMA n'a pas identifié de facteur de risque spécifique sur les 62 cas évalués.

En Allemagne, la région de Bavière dit avoir négocié l'achat de doses de Spoutnik V

L'Etat allemand de Bavière a négocié un "contrat préliminaire" en vue de recevoir prochainement 2,5 millions de doses du vaccin russe Spoutnik V contre le Covid-19, sous réserve de son approbation par le régulateur européen, a annoncé ce mercredi le dirigant régional Markus Söder.

Ce "contrat préliminaire est signé aujourd'hui (mercredi, ndlr)", a indiqué l'élu conservateur, qui appartient au camp d'Angela Merkel, précisant que "si Spoutnik est approuvé en Europe, alors l'Etat de Bavière recevra des doses de vaccin supplémentaires", au nombre de 2,5 millions, dans les prochains mois.

La production du vaccin Pfizer/BioNTech en France a commencé

Les premiers vaccins anti-Covid-19 produits sur le sol français ont, comme prévu, été fabriqués ce mercredi, a confirmé le sous-traitant Delpharm en charge de l'opération, un événement salué par le président Emmanuel Macron même si les doses ne seront pas destinées qu'aux Français.

"Ca a démarré ce matin", a déclaré à l'AFP le groupe Delpharm, qui embouteille en Eure-et-Loir ces vaccins Pfizer/BioNTech fabriqués en vrac ailleurs, confirmant une annonce quelques minutes plus tôt par Emmanuel Macron sur Twitter.

Angela Merkel favorable à un "court verrouillage" en Allemagne

Vers un nouveau tour de vis en Allemagne? Le gouvernement d'Angela Merkel est en tout cas favorable à un "verrouillage court et uniforme" outre-Rhin, indique l'une de ses porte-paroles.

"Le système de santé est soumis à une pression menaçante", a mis en garde lors d'une conférence de presse Ulrike Demmer. "C'est pourquoi tout appel à un verrouillage court et uniforme est justifié", a jugé la porte-parole du gouvernement.

École à la maison: encore des bugs ou ralentissements signalés ce mercredi matin

Au lendemain de bugs liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques, l'enseignement à distance rencontrait encore mercredi des couacs ou des ralentissements, notamment en Normandie, Grand Est Ile-de-France et Hauts-de-France, selon des syndicats.

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, indiquait "des bugs signalés encore en fin de matinée (mercredi) sur les ENT (environnements numériques de travail) en Normandie, dans le Grand Est et en Ile-de-France et Hauts-de-France".

Concernant le site de continuité pédagogique "Ma Classe à la Maison", dispositif du Cned, le Snes-FSU ou encore le Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), assuraient mercredi que cela "ne fonctionn(ait) pas". "Comme il s'agit d'un dispositif national, cela concerne de fait une grande partie du territoire français", a souligné auprès de l'AFP Sophie Vénétitay du Snes-FSU.

Pour un épidémiologiste, le pic d'occupation hospitalière "n'arrivera pas avant le 15 avril"

Où en est l'épidémie désormais? Si elle n'a pas "disparu", "les nouvelles infections sont de plus en plus rares", note ce matin sur BFMTV l'épidémiologiste Mircea Sofonea. "Les mesures restrictives qui diminuent la circulation du virus sont désormais en vigueur" et vont se ressentir dans les jours à venir sur le taux d'incidence, lié aux résultats des tests de dépistage.

Pour autant, la France n'en a pas fini avec le Covid-19, loin de là. Le pic d'occupation hospitalière, par exemple, "n'arrivera pas avant le 15 avril", explique-t-il.

École à la maison: enquête ouverte à Paris après les attaques informatiques contre le Cned

Pour expliquer les problèmes rencontrés par les plateformes d'éducation à distance ce mardi, Jean-Michel Blanquer a notamment évoqué des attaques informatiques venues de l'étranger sur les serveurs du Cned, qui hébergent l'outil "Ma classe à la maison". Dans un communiqué dans la soirée, le Cned a indiqué son intention de "déposer plainte", "devant ces actes délibérés de malveillance".

Le parquet de Paris annonce ce mercredi l'ouverture d'une enquête.

AstraZeneca: l'Agence européenne des médicaments tiendra une conférence de presse à 16 heures

L'Agence européenne des médicaments (EMA) tiendra une conférence de presse à 16 heures sur le vaccin AstraZeneca, dont elle étudiait les effets potentiels sur la formation de rares caillots sanguins, signalés dans plusieurs pays.

L'EMA avait annoncé le 18 mars que les bénéfices du vaccin AstraZeneca continuaient de l'emporter sur les risques et que son utilisation restait sûre, après la suspension des injections par plusieurs pays.

La balance risque/bénéfice continue à peser "largement" en faveur de l'utilisation du vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, a affirmé ce mardi Rogerio Pinto de Sa Gaspar, directeur de l'Organisation mondiale de la Santé chargé de la régulation.

Les doses de vaccins produites en France ne seront pas "spécifiquement pour les Français"

La production des vaccins en France se met en marche. Une entreprise d'Eure-et-Loir commence ce mercredi à mettre en flacons des doses du sérum de Pfizer/BioNTech, d'autres sociétés suivront dans les semaines à venir. "Nous pourrons produire 250 millions de doses d'ici la fin de l'année", explique Agnès Pannier-Runacher sur France Info.

Pour autant, "ce ne sont pas des doses spécifiquement pour les Français", prévient la ministre déléguée à l'Industrie. "Nous avons une partie de la chaîne de production et le principe actif est fourni par différents pays. Comme nous avons réussi à organiser une chaîne de production européenne, qui nous permet d'avoir des doses, nous renverrons nos doses pour participer à la montée de la capacité de production de l'ensemble de l'Union européenne."

Pour l'institut Pasteur, avec les variants, il faudrait vacciner "plus de 90% des adultes" pour en finir avec toutes les restrictions

L'équipe chargée des modélisations au sein de l'institut Pasteur a planché sur l'impact de la vaccination sur l'épidémie dans les mois à venir. Dans un compte-rendu publié ce mardi sur leur site, les chercheurs ont estimé la couverture vaccinale nécessaire "pour que le nombre d’hospitalisations Covid-19 ne dépasse pas 1000 admissions journalières (à peu près 3 fois moins que ce qui a été observé durant les première et deuxième vagues)".

En prenant en compte l'émergence des variants plus contagieux en France, les scientifiques estiment que "la vaccination de 90% des plus de 65 ans et de 70% des 18-64 ans ne permettrait pas un relâchement total des mesures de contrôle". Des restrictions - moins fortes qu'un confinement - devraient rester en place.

Avec des variants plus transmissibles, "si la campagne de vaccination porte uniquement sur la population adulte", "il faudrait que plus de 90% des adultes soient vaccinés pour qu’un relâchement complet des mesures de contrôle soit envisageable". "S’il est démontré que les vaccins sont sûrs chez les enfants et qu’ils réduisent efficacement la susceptibilité dans cette population, la vaccination de 60-69% des 0-64 ans et de 90% des plus de 65 ans pourrait permettre le relâchement complet des mesures de contrôle."

"Un des messages forts que ces modèles permettent de faire comprendre est que même si je ne suis pas à risque, c’est utile que je me fasse vacciner pour que l’on puisse retrouver une vie normale. Si on ne vaccinait que les personnes les plus fragiles, ce ne serait pas suffisant", indique Simon Cauchemez, également membre du Conseil scientifique, au Parisien.

Pour l'institut Pasteur, les modélisations de l'épidémie "ont correctement anticipé" l'émergence du variant britannique et son impact

La polémique était née après une conférence de presse d'Emmanuel Macron: les scientifiques s'étaient-ils trompés dans leurs modélisations de l'épidémie? Le président de la République vantait alors sa décision de ne pas reconfiner le pays fin janvier, "parce qu'il n'y a pas eu l'explosion prévue par tous les modèles" en février. Une intervention du chef de l'État qui avait suscité la colère des spécialistes, pour lesquels une flamblée plus tardive, en mars donc, faisait bien partie des scénarios envisagés.

Ce mardi, l'équipe chargée des modélisations au sein de l'institut Pasteur en remet une couche. "Au tout début de l’émergence du variant (britannique) en France et alors que les données de surveillance sur ce variant étaient limitées, ces modèles ont correctement anticipé que le variant deviendrait dominant fin février-début mars, et qu’il pourrait donc fortement impacter la dynamique de l’épidémie par rapport à un scénario sans variant plutôt à partir du mois de mars", écrivent-ils.

Une fois les effets du couvre-feu intégrés dans les modèles début février, "ils ont correctement anticipé que dans la course entre vaccins et variants, l’effet de la vaccination serait initialement insuffisant pour éviter une hausse importante des hospitalisations". "Au-delà de la trajectoire détaillée dans le scénario de référence, ils montraient que dans la très grande majorité des scénarios qui pouvaient être envisagés, un renforcement du couvre-feu allait être nécessaire."

Une entreprise d'Eure-et-Loir commence à mettre en flacon le vaccin Pfizer/BioNTech à partir de ce mercredi

Des vaccins anti-Covid 19 fabriqués en France: l'annonce doit devenir réalité ce mercredi, un soulagement politique pour le gouvernement alors que la France et les autres pays de l'Union européenne essaient de rattraper leur retard en matière de vaccination.

"Des entreprises produiront dès demain, sur notre territoire, des doses", se félicitait ce mardi la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, confirmant des informations données lors du week-end. "D'ici la fin de l'année, ce sont 250 millions de doses de vaccins qui seront produites en France", a insisté la ministre lors d'une conférence de presse.

C'est le groupe Delpharm, basé en Eure-et-Loir, qui doit commencer ce mercredi à mettre en flacon des vaccins élaborés par l'alliance Pfizer/BioNTech. Suivra mi-avril son concurrent Recipharm, d'origine suédoise, qui s'occupera des vaccins Moderna en Indre-et-Loire.

Fin mai, l'entreprise Fareva s'occupera du vaccin CureVac - pas encore approuvé dans l'UE - dans l'Eure et dans les Pyrénées-Atlantique. Enfin, le géant Sanofi prêtera à partir de cet été main forte à son concurrent Johnson & Johnson en embouteillant son vaccin, à côté de Lyon.

Les patients "payent les conséquences": en Auvergne-Rhône-Alpes, toutes les opérations "non urgentes" déprogrammées

Alors que la situation sanitaire continue de se tendre en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment à Lyon, l'Agence régionale de santé a demandé la déprogrammation totale de toutes les opérations "non urgentes" dans la région.

"Cette demande est arrivée quelques jours après une demande précédente d'annuler la moitié des opérations programmées", raconte Julien Cabaton, anesthésiste-réanimateur dans un hôpital privé de Lyon, qui fait part de sa "stupéfaction" ce matin sur BFMTV. "On avait à peine eu le temps de contacter les patients et de leur dire pour la moitié d'entre eux qu'on ne pourrait pas les prendre en charge."

"C'est la troisième fois que pour la région on reprend la même recette, on annule toutes les interventions et ce sont les patients qui patissent d'un manque de personnel paramédical dans les hôpitaux", a-t-il poursuivi.

Le soignant rappelle que "ce sont essentiellement des chirugies programmées" qui sont annulées, par exemple pour des prothèses de hanche. "Ces interventions, même si ce ne sont pas des cancers, pour certains patients, ça fait déjà trois fois qu'elles sont reportées", assure-t-il.

Et ces patients en "payent les conséquences", déplore-t-il. "On a dû en mettre certains sous morphine pour les faire attendre, certaisn qui marchaient avec une canne marchent maintenant avec un déambulateur...", assure Julien Cabaton.

Après avoir été boudé ce week-end, le vaccin AstraZeneca est désormais réclamé à Calais

Associé à de rares cas de thromboses, le vaccin AstraZeneca continue de susciter la défiance. À tel point que dans le Nord-Pas-de-Calais, trois centres de vaccination ont été contraints de fermer leurs portes plus tôt que prévu ce week-end, fautes de volontaires voulant se faire injecter le sérum du groupe suédo-britannique.

Mais la situation est-elle en train d'évoluer? À Calais, les soignants croulent désormais sous les demandes pour écouler les 600 doses restantes du vaccin Astrazeneca boudé ce week-end par les habitants. À tel point qu’ils ont dû rappeler un infirmier et un médecin en renfort.

Plus de 4000 morts recensés en 24 heures au Brésil, un record qui laisse craindre une nouvelle hécatombe

Le Brésil a franchi pour la première fois ce mardi le seuil des 4000 morts de Covid-19 en une seule journée, avec 4195 décès enregistrés en 24 heures, un nouveau record, selon le dernier bilan officiel du ministère de la Santé.

Ce pays de 212 millions d'habitants est le deuxième le plus endeuillé au monde en chiffres absolus, après les Etats-Unis, avec un total de 336.947 décès. Le Brésil est aussi au deuxième rang mondial en termes de contaminations, avec 13.100.580 cas confirmés, 86.979 lors des dernières 24 heures.

La pandémie semble totalement hors de contrôle dans le plus grand pays d'Amérique Latine, où de funestes records sont battus jour après jour depuis plusieurs semaines. En seulement six jours, plus de 15.000 décès ont été recensés en ce mois d'avril au Brésil, avec 2757 morts par jour en moyenne.

Les spécialistes craignent une hécatombe encore pire que celle de mars, quand 66.000 vies avaient été fauchées par le virus, près du double de juillet, le pire mois de l'an dernier.

Des ministres à des dîners clandestins? Pour Wargon, "soit on a des informations soit on clôt le sujet"

Des membres du gouvernement ont-ils participé à des dîners dans des restaurants clandestins? Après un témoignage, un premier temps anonyme et diffusé par M6, la Société des journalistes (SDJ) de la chaîne de télévision a publié un communiqué ce mardi faisant état "d'autres sources (...) en off" qui ont confirmé "la présence d'au moins un membre du gouvernement à un de ces dîners", ajoutant poursuivre les "investigations à ce sujet".

"Sur la présence de ministres, on arrive au point où soit on a des informations soit on clôt le sujet", a réagi la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon ce mardi soir sur France Info. "Je connais mes collègues, (...) je ne crois pas qu'un membre du gouverment soit allé dîner dans un restaurant clandestin durant cette période. (...) Nous respectons les règles et c'est bien normal, c'est l'exemplarité qu'on attend de nous."

"Pour l'instant c'est une rumeur, il n'y pas d'information", martèle Emmanuelle Wargon. "Soit cette information sort, soit on passe à autre chose. Je pense que le pays a besoin plutôt de se mobiliser dans cette dernière ligne droite, dans ces 4 dernières semaines donc fermons ces restaurants s'ils existent, sanctionnons ce qu'il y a à sanctionner. En ce qui nous concerne, on est au travail et on est concentrés sur ce travail."

Anxiété, troubles de l'humeur... Un patient Covid sur trois souffre ensuite de problèmes psychologiques ou neurologiques

Une personne sur trois qui a surmonté le Covid-19 a eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques dans les six mois suivant l'infection, selon la plus grosse étude à ce jour sur le bilan mental d'anciens malades du Covid.

L'anxiété (17%) et les troubles de l'humeur (14%) étaient les diagnostics les plus fréquents, selon l'étude, parue mercredi dans le journal spécialisé The Lancet Psychiatry.

L'incidence des atteintes neurologiques telles que les hémorragies cérébrales (0,6%), les accidents vasculaires cérébraux (2,1%) et la démence (0,7%) était globalement plus faible, mais le risque était généralement plus élevé parmi les patients qui avaient été gravement malades.

Si le risque au niveau individuel de la plupart de ces troubles neurologiques et psychiatriques est faible, l'effet peut être "considérable" pour les systèmes de santé en raison de l'ampleur de la pandémie, relève le professeur Paul Harrison (Université d'Oxford, Royaume-Uni), auteur principal de l'étude.

D'autant que beaucoup de ces troubles sont "chroniques", argue-t-il, plaidant pour doter les systèmes de santé de ressources "pour faire face aux besoins".

Macron juge que "l'école est un lieu où le virus circule", mais pas "davantage" qu'ailleurs

Auprès du Parisien, Emmanuel Macron rappelle qu'il n'a pas "conditionné la réouverture des maternelles et des écoles, puis des collèges et des lycées, à des indicateurs sanitaires". "Pourquoi ? Parce que ces trois semaines d’absence physique de cours sont déjà un effort important", explique-t-il.

"L’école est un lieu où le virus circule, mais n’est pas un lieu où le virus circule davantage", justifie le président de la République. "Par contre, c’est un lieu où l’avenir de notre pays se joue. Je ne pense pas que nous ayons le droit de sacrifier l’avenir de notre pays à la situation présente."

Macron juge "essentielle" la réouverture des écoles élémentaires le 26 avril

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Quand pourra-t-on ôter le masque? Y aura-t-il encore un confinement? Comment se passera l'été? Lors d'une visioconférence ce mardi, Emmanuel Macron a confirmé à des collégiens un prudent après-confinement à partir de la mi-mai.

À Rose qui craint un autre confinement, il assure que "jusqu'à la fin de l'année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement". Après les trois à quatre semaines de fermeture des établissements scolaires, "on pense qu'on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d'être dans une situation plus confortable", espère-t-il.

Pas question non plus de prolonger la fermeture des établissements scolaires, après les deux semaines de vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril.

"C'est essentiel qu'on reprenne les cours en présence pour les maternelles et les primaires le 26 avril, et pour les collèges et les lycées la semaine d'après", dit-il au Parisien.
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