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Deux cas de méningite, dont un mortel, dans une université parisienne

Une infirmière donne des soins à un patient dans un hôpital (photo d'illustration)

Une infirmière donne des soins à un patient dans un hôpital (photo d'illustration) - Jean-Sébastien Evrard-AFP

Une étudiante âgée de 19 ans est morte de la méningite à Paris, rapporte ce mercredi Le Parisien. La jeune fille, qui étudiait à l'Université américaine de Paris -où sont scolarisés un millier d'étudiants- dans le 7e arrondissement de la capitale, était tombée malade en février dernier. L'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France précise au quotidien que "l'entourage proche a reçu un traitement antibiotique et une vaccination".

La méningite est "une infection des enveloppes entourant le cerveau, les méninges", indique l'Institut Pasteur, qui ajoute que ces "infections à méningocoques ont un taux de mortalité élevé, à 10%, et un fort potentiel épidémique".

Un second cas de méningite

Au mois de mai, un second cas de méningite s'est déclaré chez un autre étudiant de la même université. Une plus large campagne de vaccination a alors été lancée.

"À ce moment, j'ai été contacté pour participer à cette campagne de vaccination d'environ 200 étudiants de l'université américaine de Paris. C'est l'usage d'attendre d'avoir deux cas au même endroit pour les relier à un foyer potentiellement épidémique", a témoigné dans Le Parisien un médecin qui a participé aux vaccinations.

Une affaire qui est restée confidentielle alors que, comme le rappelle l'Institut de veille sanitaire, "les infections à méningocoques sont à déclaration obligatoire et doivent être signalées sans délai". Mais l'ARS assure que "dans le cas de cette affaire à Paris, la situation était sous contrôle, il ne nous paraissait pas nécessaire de rendre cette affaire publique". Le vice-président de l'université, Marc Montheard, ne souhaite pas non plus en dire plus "par respect pour la famille de la victime", a-t-il déclaré au Parisien.

30.000 étudiants vaccinés à Dijon

En début d'année, une campagne exceptionnelle de vaccination contre la méningite avait été lancée à Dijon après la mort de deux étudiants touchés par cette maladie en octobre et en décembre. Un troisième avait également été malade. Au total, 30.000 étudiants de l'Université de Bourgogne avaient été vaccinés.

La méningite se traduit par une fièvre, des maux de tête, une raideur dans la nuque avec des vomissements et une gêne à la lumière. Rares en France, les infections invasives à méningocoques ont touché 469 personnes en 2015, entraînant 53 décès, selon des chiffres de l’Institut national de veille sanitaire.

Céline Hussonnois-Alaya