BFMTV
Santé

Quelles sont les contre-indications à la vaccination permettant d'obtenir le pass sanitaire?

Centre de vaccination le 31 mai 2021 à Garlan, dans l'Ouest de la France

Centre de vaccination le 31 mai 2021 à Garlan, dans l'Ouest de la France - Fred TANNEAU © 2019 AFP

Les personnes allergiques à l'un des composants du vaccin ou ayant connu des effets indésirables sévères après la première dose seront dispensées de vaccination, sur présentation d'une attestation remise par un médecin.

Dépistage négatif de moins de 72 heures, schéma vaccinal complet, ou certificat de rétablissement, les Français devront présenter dès ce lundi un pass sanitaire pour accéder à certains lieux publics. A la veille de l'entrée en vigueur de cette mesure, un décret paru au Jounal officiel précise en outre les contre-indications à la vaccination qui permettront aux personnes concernées d'obtenir leur QR code grâce à une "attestation de contre-indication médicale remise par un médecin".

Pourront bénéficier de cette attestation, les personnes allergiques à un des composants du vaccin, celles qui ont fait une forte réaction allergique après l'injection d'une première dose ou connu des épisodes de syndrome de fuite capillaire, ce dernier étant une contre-indication pour les deux vaccins autorisés en France qui n'utilisent pas la technologie ARN messager, soit ceux d'AstraZeneca et de Johnson & Johnson.

Le décret ajoute aussi à sa liste les personnes avec "une recommandation établie après concertation médicale pluridisciplinaire de ne pas effectuer la seconde dose de vaccin suite à la survenue d'un effet indésirable d'intensité sévère ou grave attribué à la première dose de vaccin signalé au système de pharmacovigilance" comme une myocardite ou le syndrome de Guillain-Barré.

Enfin, les enfants ayant été touchés par un syndrome inflammatoire multi systémique pédiatrique (Pims) après une contamination au Covid-19 seront aussi dispenser de vaccination.

Deux contre-indications temporaires

Le décret précise par ailleurs deux cas de "contre-indication temporaire faisant obstacle à la vaccination" que sont le "traitement par anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2" et les cas de "myocardites ou péricardites survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives".

Deux autres cas étaient initialement proposés par la Direction générale de la santé à la Haute autorité de santé. Celui des personnes inclues dans des essais cliniques "avec des anticorps monoclonaux contre la Covid-19 ou recevant un candidat vaccin non encore approuvé" par l'Europe et proposait d'ajouter les patients avec une "recommandation médicale d'un spécialiste d'organe de reporter la vaccination compte-tenu de son état clinique". Ce dernier cas pouvait notamment concerner les patients commençant une chimiothérapie ou candidat à une intervention chirurgicale lourde. La Haute Autorité de santé n'a pas retenu ces deux contre-indications.

Emilie Roussey