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Covid-19: l'Académie de médecine alerte sur les risques de lésions en cas de test nasopharyngé mal réalisé

Une infirmière libérale pratique un test Covid dit PCR, le 9 novembre 2020 à Saint-Symphorien-sur-Coise, dans le Rhône (Photo d'illustration)

Une infirmière libérale pratique un test Covid dit PCR, le 9 novembre 2020 à Saint-Symphorien-sur-Coise, dans le Rhône (Photo d'illustration) - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK © 2019 AFP

Dans un communiqué paru ce jeudi, l'Académie de médecine relève que de graves complications peuvent survenir lorsqu'un prélèvement nasopharyngé est mal réalisé et rappelle les bonnes pratiques à suivre pour les personnes habilitées à les effectuer.

L'Académie de médecine met en garde ce jeudi quant à l'utilisation des prélèvements nasopharyngés, pratiqués pour les tests PCR ou antigéniques, effectués pour détecter si une personne est positive ou non au coronavirus.

Si l'Académie relève que ces prélèvements peuvent entraîner une douleur ou encore un saignement du nez, elle alerte sur le fait qu'ils puissent aussi engendrer dans certains cas de "graves complications" lorsqu'ils sont mal pratiqués.

"Si certaines complications peuvent être considérées comme bénignes, de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines, notamment des brèches de l'étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite", liste l'Académie de médecine.

Les tests salivaires recommandés pour les enfants

L'Académie nationale de médecine recommande par conséquent de réserver la pratique des prélèvements nasopharyngés "aux professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste dans des conditions techniques rigoureuses".

L'instance recommande aussi de privilégier les prélèvements salivaires chez les enfants "pour leur sécurité et leur acceptabilité" et met en garde les utilisateurs souhaitant recourir à des autotests, tant pour leur relative fiabilité que pour leur dangerosité "lorsque l'écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction".

Dans un entretien accordé la semaine dernière au média Brut, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué que les autotests seraient disponibles en vente libre à compter du lundi 12 avril en pharmacie.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV