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Covid-19: des pharmaciens inquiets d'un "retard au démarrage" du vaccin chez les médecins libéraux

Premier "accord-type" de branche dans la pharmacie.

Premier "accord-type" de branche dans la pharmacie. - LOIC VENANCE / AFP

Les médecins "volontaires" ont jusqu'à mercredi soir pour se manifester, un délai bien trop court pour un syndicat de la profession.

Prévue pour le 25 février prochain, la vaccination contre le Covid-19 dans les cabinets des médecins libéraux débutera-t-elle dans les temps? Selon un syndicat de pharmaciens, le planning s'annonce difficile à respecter en raison d'une procédure imposée tardivement par le ministère de la Santé qui pourrait provoquer un "retard au démarrage."

La vaccination des personnes de 50 à 64 ans "atteintes de comorbidités" débutera à cette date, et les médecins "volontaires" pour les vacciner dans leurs cabinets ont jusqu'à mercredi soir pour se manifester auprès de leur pharmacie "de référence", s'ils veulent recevoir un flacon de 10 doses du vaccin AstraZeneca la semaine prochaine.

La décision est tombée vendredi dans un message "DGS-urgent" envoyé aux professionnels concernés et publié sur le site du ministère de la Santé.

"On n'a pas de temps à perdre"

Trop tard, estime Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui déplore une décision prise "à la hussarde" alors que "nous travaillions depuis un mois sur le système d'approvisionnement vaccinal en ville".

"Le dire le vendredi par un 'DGS-urgent'... Comment voulez-vous que tout le monde connaisse le système d'ici mercredi? On va perdre du temps au démarrage, alors qu'avec les variants, on n'a pas de temps à perdre", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Ouvert lundi matin, le portail d'inscription des médecins volontaires avait été utilisé par environ 2.000 pharmacies à midi, a-t-il précisé. Mais pour distribuer les 700.000 doses attendues cette semaine, il faudra enregistrer 70.000 médecins d'ici mercredi 23h.

Appel au gouvernement

Pour l'instant "on est très en dessous" et "si on n'arrive pas à les trouver, on risque de ne pas utiliser les doses", qui resteront "a priori chez les grossistes", a-t-il souligné.

Redoutant ce scénario, Philippe Besset a demandé au gouvernement "d'autoriser au plus vite la vaccination dans les pharmacies", suspendue à un décret "toujours pas paru."

La question pourrait vite devenir brûlante car l'opération est appelée à se répéter la semaine suivante, avec des inscriptions entre le 22 et le 24 février, pour 1,1 million de doses disponibles début mars.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV