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Coronavirus: Véran s'en remet aux autorités scientifiques sur la question du port obligatoire du masque

Le ministre de la Santé a tenu a rappeler qu'à l'heure actuelle, les "gestes barrières" demeuraient la protection la plus efficace contre la propagation du virus.

Invité ce mardi matin sur BFMTV-RMC, le ministre de la Santé Olivier Véran a été interrogé sur plusieurs aspects de la crisé liée au coronavirus, parmi lesquels la durée du confinement et la situation actuelle de l'hôpital public

"Je reviendrai vers les Français pour leur dire"

Depuis maintenant plusieurs jours, les débats font rage sur le port obligatoire des masques de protection, afin de protéger la population du virus et d'endiguer la propagation de ce dernier. A ce sujet, le ministre de la Santé a assuré, "avec l'humilité qui s'impose lorsqu'on fait face à une épidémie d'un virus inconnu", qu'il n'avait pas encore la réponse à cette interrogation mais que, "peut-être", cela arriverait. 

Pour lui, deux théories se font actuellement face. "Il y a des autorités scientifiques nationales, l'Académie de médecine, certaines autorités scientifiques internationales, en Espagne, Allemagne ou Autriche, qui recommandent désormais, parce que ce n'était pas le cas initialement, d'équiper tout le monde d'un masque une fois le confinement levé, ou même sans attendre", a d'abord expliqué Olivier Véran. 

Pour autant, cet avis n'est pas partagé par tous. "Vous avez encore des autorités scientifiques françaises et internationales, l'OMS par exemple, qui considèrent que si l'on portait ce message du 'tout le monde porte un masque', il y aurait un risque que les gens se croient à l'abri, protégés, et n'appliquent plus les 'gestes barrière'. Or, ce sont ces gestes qui préservent du virus. Si vous touchez votre masque pour le réadapter, si vous réduisez la distance avec les personnes potentiellement malades autour de vous, ça ne vous protégera pas", assure encore Oliver Véran. 

Pour autant, en cas de changement de doctrine, le ministre assure qu'il "reviendrait vers les Français pour leur dire. Il n'y a pas de raison de ne pas le faire si nécessaire, mais nous n'avons pas assez d'informations".

Des masques alternatifs en production 

En ce qui concerne les masques alternatifs, Olivier Véran a assuré que la France "est en train d'en produire." 

"Toutes les usines textiles, de papeterie, sont en train d'en faire pour ce qu'on appelle les 'deuxième ligne', les personnes qui travaillent au contact du public, les caissières, livreurs...", a expliqué le ministre. 

"En ce qui concerne le réseau de distribution, je ne sais pas vous répondre aujourd'hui, je ne suis pas opposé par les pharmacies. La logistique des masques nous a montré qu'il fallait être ambitieux et innovant. Tous les réseaux utiles seront utilisés", a-t-il conclu. 

Hugo Septier