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Coronavirus: pas de retour à la vie normale avant l’automne, selon un membre du conseil scientifique

Alors que le confinement vise toujours à juguler la circulation du Covid-19, le retour à la vie sociale que les Français avaient avant sa mise en place n'est pas encore à l'ordre du jour. Selon un membre du conseil scientifique, cela n’est pas envisageable avant l’automne.

L’Elysée a d’ores et déjà annoncé que le confinement serait prolongé au-delà du 15 avril. Mais jusqu’à quand faudra-t-il attendre avant de retrouver une vie normale? Pour l’instant, l’inconnue est totale, cette décision étant tributaire de l’évolution de la pandémie de coronavirus. L’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique créé pour conseiller le gouvernement sur cette épidémie, présage que le retour de la vie sociale ne devrait pas se jouer avant l’automne.

"On ne revivra pas comme on vivait avant le 17 mars avant l’automne, a-t-il affirmé ce vendredi matin sur BFMTV et RMC. On sait que ce virus circule très vite, on l’a vu dès le mois de mars en France avec une flambée des cas. Par conséquent, la sortie du confinement ne signifie pas qu’on ne maintiendra pas une pression très forte sur la circulation du virus", prévient l’épidémiologiste à l’institut Pasteur. 

Ne pas "laisser d'espace au virus"

En d’autres termes, une fois le déconfinement enclenché, le retour à la vie normale prendra du temps à s’installer. "On ne doit pas laisser d’espace au virus pour circuler. La sortie du confinement, ça veut simplement dire qu’on changera les modalités avec lesquelles on fait peser une pression sur le virus, et on espère qu’elles seront compatibles avec une reprise de la vie sociale et économique, parce qu’on ne peut pas non plus rester confinés éternellement", poursuit Arnaud Fontanet. 

Le membre du conseil scientifique précise que le comité réfléchit à mettre en place des mesures sur le modèle de certains pays asiatiques comme la Corée, Hong Kong ou encore Singapour “qui réussissent à contrôler l’épidémie”. Le but est donc de parvenir à restaurer une activité sociale et économique tout en maîtrisant le coronavirus, "le temps d’avoir un vaccin".

Ambre Lepoivre