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Coronavirus: des transferts de soignants vers les régions les plus touchées en jet privé

Des soignants, issus de régions relativement épargnées par le coronavirus, ont pu rallier les hôpitaux saturés après un trajet gratuit en jet privé.

Pour juguler l'afflux de patients atteints du coronavirus, les hôpitaux d'Île-de-France ont reçu le renfort de soignants issus de territoires moins affectés par la crise sanitaire. Quand certains ont pu effectuer le trajet en voiture ou en train, d'autres ont pu bénéficier d'un jet privé.

Ce service émane de l'ONG "Aviation sans frontières". L'organisation a lancé un appel aux propriétaires d'un avion personnel ainsi qu'aux pilotes volontaires pour assurer les trajets bénévolement. 

Samedi matin, trois infirmières se sont rendues à l'aéroport du Bourget. Un jet privé gris acier les attendaient sur le tarmac. Après dix jours en renfort dans un hôpital parisien, elles ont pris la direction du Pays Basque, où elles résident.

"Mettre la main à la pâte"

"On se sent privilégiées alors que ce n'est pas l'objectif", explique Chantal Dioné, après avoir pris en photo l'appareil. On est là, on prend et on vit une belle aventure donc c'est chouette quand même."

"Je pense que c'est un élan de solidarité assez national, complète Églantine Fauchet. Tout le monde essaye de mettre la main à la pâte. Tout le monde est hyper bienveillant. C'est très touchant, c'est stimulant."

En l'espace de dix jours, une centaine de soignants ont pu être transportés en jet privé d'une région à une autre. "Les aéroports nous offrent la gratuité d'accès aux pistes d'atterrissage, explique Geoffroy Parmentier, pilote volontaire pour "Aviation sans frontières". Comme lui, près de 500 pilotes ont répondu présent. Il poursuit: "Total nous offre le carburant pour ce type de vol. Avec nos 250 co-propriétaires, nous avons pu rassembler 200 heures de vol, que l'on met à disposition pour aider le personnel médical".

Après deux heures dans les airs, voilà Chantal et Églantine arrivées au Pays Basque. Sur le tarmac, elles retrouvent des collègues, prêtes à effectuer le trajet inverse. L'occasion pour Églantine de transmettre "un peu de soutien et de sérénité" à ses consœurs, avant que le jet ne redémarre.

Florian Bouhot