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"Ce délai, je l'assume": Véran répond aux critiques sur la lenteur de la vaccination en France

Le ministre de la Santé, invité de France 2, a assumé la lenteur de la campagne vaccinale en France, lancée ce dimanche.

Du retard à l'allumage qui ne le dérange pas. Olivier Véran a assumé et même revendiqué ce mardi soir au 20h de France 2 la lenteur du début de la campagne de vaccination en France.

"Nous avons fait en France un autre choix que je revendique qui est de nous appuyer sur les médecins, les professionnels de santé, de vacciner les personnes âgées en Ehpad et ne pas les faire se déplacer. Cela prend plus de temps au démarrage. Ce délai, je l'assume, il est même revendiqué", a déclaré le ministre de la Santé chez nos confrères.

"Je ne confonds pas vitesse et précipitation"

Olivier Véran mise sur ce délai pour prendre "le temps de l'explication, de la pédagogie [...] Je crois que c'est un gage de confiance, c'est aussi un peu plus de recul qui nous est donné en France", faisant référence à l'erreur survenue hier en Allemagne où des soignants ont reçu plusieurs doses à la fois du vaccin.

"Je ne confonds pas vitesse et précipitation. Cet écart que nous pouvons enregistrer aujourd'hui dans le démarrage, il est assumé. Ce qui compte, c'est que d'ici la fin du mois de janvier nous ayons rattrapé le décalage vis-à-vis de tout le monde", a enfin conclu le ministre.

Si la France n'a pas encore communiqué de chiffres sur le nombre de personnes vaccinées, plusieurs pays ont déjà bien avancé dans la distribution de doses, comme les États-Unis, qui ont déjà administré plus de deux millions d'injections à leur population. La campagne de vaccination avait néanmoins commencé deux semaines plus tôt là-bas.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV