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Cancers pédiatriques: l'ARS n'a pas trouvé de "risque avéré" en Loire-Atlantique mais poursuit son enquête

Si aucun élément probant n'a été retrouvé pour expliquer la concentration de cancers, l'ARS continue toutefois "cette campagne de mesures pour vérifier qu'il n'y a pas de risques".

Depuis 2015, 17 cas de cancers d'enfants ont été signalés, dans la commune de Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique. Cette concentration d'enfants malades dans un périmètre restreint a alerté certains habitants, et l'agence régionale de santé a lancé une série de prélèvements pour essayer de comprendre si un élément local provoquait les maladies.

Ils ont rendu leurs conclusions partielles jeudi soir, déclarant "qu'il n'y avait pas de risque avéré", dans les endroits testés par les experts.

"Quand même des points d'alerte"

Selon Nicolas Durand, directeur général adjoint de l'agence régionale de santé des pays de la Loire, il y a eu "plus de 150 mesures et prélèvements, plus de 20.000 données collectées, analysées avec les autorités sanitaires nationales, qui ont conclu qu'il n'y avait pas de risque avéré".

"Je souligne que c'est dans l'état actuel des connaissances et compte tenu des valeurs de référence", précise-t-il, car d'autres mesures viendront s'ajouter aux résultats présentés jeudi.

Il y a "quand même des points d'alerte sur la qualité de l'air intérieur, le radon (gaz radioactif d'origine le plus souvent naturelle, NDLR), d'autres composés... C'est pour ça qu'on renouvelle cette campagne de mesures pour vérifier qu'il n'y a pas de risques", explique Nicolas Durand à BFMTV.

"On n'a pas de réponse"

Cette conclusion, non-définitive, ne rassure pas les familles des enfants malades, qui déplorent des enquête épidémiologiques qu'ils jugent insuffisantes. Ils réclament que des analyses soient faites aux domiciles des familles sur l'étude des sols et l'air extérieur, ce qui n'est pas prévu pour le moment.

"Qu'est ce qu'il se passe sur le département, qu'est ce qu'il se passe chez nous ? Est-ce qu'il y a d'autres clusters (occurrences plus élevées que la normale, NDLR) sur le département, est-ce qu'il y a une sur-incidence partout ? On n'a pas de réponse", déplore Marie Thibaud, du collectif stop aux cancers de nos enfants.

Fin août, l'Agence Régionale de Santé avait d'ores et déjà autorisé la réouverture de l'école de la commune pour la rentrée, assurant qu'il n'y avait "pas de risque qui dépasse les valeurs de référence en l’état des connaissances actuelles".

Salomé Vincendon