BFMTV

Bronchiolite: le Grand Est et l'Île-de-France passent en "phase épidémique"

Le nourrisson a été retrouvé dans le Rhône.

Le nourrisson a été retrouvé dans le Rhône. - (Photo d'illustration) Evagea-Flickr

Toutes les autres régions de France métropolitaine sont passées en "phase pré-épidémique" pour la bronchiolite, qui circule de façon précoce sur le territoire depuis plusieurs jours.

Après un hiver avec très peu de cas de bronchiolites, ou tardifs, l'épidémie cette année a démarré plus tôt, et pourrait être particulièrement forte, selon les prévisions des autorités sanitaires. Alors que la circulation de cette maladie, qui touche les enfants de moins de deux ans, démarre habituellement mi-octobre, une augmentation du nombre de cas est observée depuis plusieurs semaines déjà.

Dans son dernier bulletin mercredi soir, Santé Publique France a ainsi placé "en phase épidémique" les régions du Grand-Est et de l'Île-de-France.

Niveau d’alerte régional de la bronchiolite, chez les enfants de moins de 2 ans, en semaine 40
Niveau d’alerte régional de la bronchiolite, chez les enfants de moins de 2 ans, en semaine 40 © Santé Publique France

"Détecter le plus en amont possible la survenue de l'épidémie"

Deux régions faisaient partie des territoires en "phase pré-épidémique" la semaine dernière (Grand-Est et Hauts-de-France), dix sont présentes sur cette liste dans le dernier bulletin, dont toutes les régions de métropole: Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays-de-la-Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Guyane.

Avoir une région en phase "épidémique" signifie que les indicateurs de surveillance de l'épidémie démontrent une circulation active du virus sur un territoire. La phase de "pré-épidémie" est une alerte après l'observation d'une augmentation du nombre de cas.

"L'idée, c'est de pouvoir détecter le plus en amont possible la survenue de l'épidémie, pour permettre la mise en place de l'organisation des services hospitaliers", expliquait la semaine dernière à l'AFP Delphine Viriot, épidémiologiste à l'agence sanitaire Santé publique France.

"Ça débute très fort et très tôt"

En Île-de-France, l'Agence Régionale de Santé s'inquiète déjà de la surcharge de ses services pédiatriques aussi tôt, avec une occupation des lits actuellement saturée. "Ça débute très fort et très tôt", déclare à BFM Paris Bertrand Delaisi, pneumo-pédiatre à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Santé Publique France note en effet des "indicateurs en faveur d’un démarrage rapide et plus précoce de la circulation du virus de la bronchiolite par rapport aux années précédentes".

Cette épidémie avancée, et plus forte, serait due au manque d'immunité des touts petits qui n'ont presque pas rencontré le virus l'hiver dernier, en raison des gestes barrières et des confinements mis en place pour lutter contre le Covid-19.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV