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Le test pour savoir si vous êtes smartphone dépendant

Si vous passez plus de 5 heures par jour sur votre smartphone, vous êtes addict.

Si vous passez plus de 5 heures par jour sur votre smartphone, vous êtes addict. - Erich Leeth - CC - Flickr

Passer autant de temps sur son téléphone qu'au travail, angoisser en cas d'absence de réseau ou de batterie déchargée… Des outils pour lire les signaux de son addiction et s'auto diagnostiquer existent.

Il y a les 35 heures de travail… Plus, les 35 heures sur smartphone. Une double journée sous le dictat des nouvelles technologies. Si vous en êtes à ce stade, vous êtes dépendant. Et cela vient vite. Du premier shoot de vérification des mails dès le réveil, avant le petit déjeuner, au dernier pour la route, au coucher, ou même sur l'oreiller… En cumulant tous les rapides coups d'oeil dans la journée, dans les transports en commun ou discrètement, sous la nappe, à table… On arrive rapidement à la dose fatidique des 5 heures de smartphone par jour.

Difficile en revanche de calculer de tête le temps passé sur mini écran… Des applications comme BreakFree additionnent pour vous ces courtes périodes de zieutage intempestif, et vous donnent le verdict.

La ligne rouge des 35 heures par semaine

"Cela dépend bien sûr de chaque personne mais le seuil des 35 heures donne un ordre d'idée. A côté de la quantité d'heures, la relation au produit compte aussi pour évaluer la dépendance", précise Alexis Peschard, addictologue et directeur associé de GAE Conseil, cabinet expert des addictions en entreprise.

Car même en-deçà des 35 heures de smartphone par semaine, les comportements à risques sont à surveiller, pour vous assurer de ne pas franchir la ligne rouge de la dépendance. Car mieux vaut compter sur vous-même pour le diagnostic, même depuis l'entrée en vigueur du droit la déconnexion le 1er janvier 2017.

>>Lire aussi: Un droit à la déconnexion bientôt reconnu

Dangers de l'hyper connexion

"Dans les représentations de l’entreprise, il y a des addictions dites plus nobles que d’autres comme l'hyper connexion qui est encore synonyme de salarié actif et productif dans la tête des directions, qui s'en soucient moins", assure Alexis Peschard. Même si l'hyper connexion alimente le stress, suscite des troubles du sommeil… Sans compter les problèmes ophtalmologiques.

>>Lire aussi: Les cadres face au paradoxe de l’hyper connexion

Nomophobie

Si vous sentez monter en vous une sensation d’angoisse quand vous vous retrouvez en salle de réunion en sous-sol, sans réseau, interrogez votre usage du smartphone. "Si la personne est anxieuse à l’idée d’avoir son téléphone déchargé, soit il s’agit d’un problème technologique, auquel cas, mieux vaut changer de matériel, soit, cela signifie qu’elle en fait un usage immodéré", constate l’addictologue.

Cela porte même un nom: la nomophobie. La contraction en anglais de "no mobile-phone phonia". Alors si vous ne sortez pas sans votre fil de chargeur dans la poche, voire votre batterie portative de secours, mieux vaut commencer à penser à se déconnecter. 

Rozenn Le Saint