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Belgique: une jeune femme de 18 ans meurt du coronavirus

Des soignants le 30 avril 2020 dans l'unité Covid-19 de l'hôpital Erasme de Bruxelles (photo d'illustration).

Des soignants le 30 avril 2020 dans l'unité Covid-19 de l'hôpital Erasme de Bruxelles (photo d'illustration). - Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Alors que la pandémie a fait près de 10.000 morts dans le pays, ce n'est que la deuxième fois qu'est rapporté le décès d'une personne de moins de 24 ans.

Une jeune femme de 18 ans est morte dimanche dans un hôpital de Bruxelles des suites d'une infection au nouveau coronavirus, ont rapporté ce mercredi les autorités belges, sur fond de léger rebond des contaminations.
"La jeune fille présentait des comorbidités et est décédée des suites d'une infection au Covid-19", a indiqué une porte-parole de l'Institut de veille épidémiologique Sciensano. Selon les médias belges, elle souffrait en effet d'autres problèmes de santé antérieurs.

"Les jeunes ne sont pas immunisés"

Alors que la pandémie a fait près de 10.000 morts dans le pays, ce n'est que la deuxième fois qu'est rapporté le décès d'une personne de moins de 24 ans. Fin mars, une adolescente de 12 ans était morte subitement à Gand, dans le nord du pays, à cause du virus. Après trois jours de fièvre, l'état de santé de l'adolescente s'était soudainement détérioré, avaient alors indiqué les autorités sanitaires, parlant d'une situation très rare.

"Les jeunes ne sont pas immunisés, l'actualité vient de cruellement le rappeler", a déclaré mercredi la Première ministre Sophie Wilmès, à propos de ce deuxième décès d'une personne jeune.

Elle a présenté ses condoléances à la famille et aux proches. Selon la dirigeante libérale francophone, la contamination des jeunes adultes est actuellement "environ deux fois plus importante" que chez les plus de 60 ans.

Un relâchement des gestes barrières

La situation est vraisemblablement liée à un respect moindre des restrictions de rassemblements. La Première ministre belge a évoqué mercredi les risques sanitaires que représentent les "apéros bondés" et autres "fêtes à la fermeture des bars", qualifiés d'"événements super infecteurs" ("super spreader events"). Fin juin, au moment de la fin des examens et des premiers jours de grosse chaleur, Sophie Wilmès avait déjà fustigé plusieurs rassemblements festifs mettant en péril "des mois d'efforts collectifs" lors du confinement. Mercredi, elle s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'issue d'une nouvelle réunion du Conseil national de sécurité consacrée au virus.

En raison d'un léger rebond des infections depuis début juillet - environ 63.000 au total - les autorités n'ont annoncé aucun assouplissement des restrictions de rassemblements en vigueur pour les événements, tant privés que publics.

Depuis le 11 juillet, le port du masque est devenu obligatoire pour toute personne âgée d'au moins 12 ans en Belgique dans les lieux publics fermés (commerces, cinémas, bibliothèques, lieux de culte etc). Il était jusqu'alors seulement imposé dans les transports en commun.

B.F. avec AFP